Chanteuse au tempérament affirmé, Shan’L surprend en endossant son premier grand rôle d’actrice dans la série « Eki » diffusée sur CANAL+. Elle y incarne Dior’A, une femme longtemps abusée et désormais déterminée à briser les chaînes d’un mariage toxique. Entre secrets de coulisses et souvenirs de tournages, Shan’L révèle une autre de sa pétillante personnalité : la Kinda engagée pour l’émancipation féminine !
C’est ton premier grand rôle dans une série, et tu incarnes une chanteuse en pleine bataille personnelle et médiatique. Comment as-tu vécu cette transition du micro au plateau de tournage ?
Déjà, ce qui m’a donné envie d’accepter de rejoindre l’aventure Eki, c’est mon côté aventurier. J’aime les nouveaux défis, expérimenter de nouvelles choses… J’ai bien vécu la transition parce que j’ai eu un coach magnifique et j’étais entourée de belles personnes qui m’encourageaient.

Entre Dior’A et Shan’L, quelle est la plus grande différence selon toi ? Et la plus grande ressemblance ?
La grande différence entre Dior’A et Shan’L, c’est le tempérament, Dior’A est une femme plutôt douce et aimante , Shan’L elle a un tempérament bien trempé… La plus grande ressemblance c’est leur carrière artistique (rires)
Dior’A décide de faire entendre sa voix et de se libérer d’un mariage toxique. Selon toi, pourquoi même pour des femmes indépendantes, il est parfois difficile d’effectuer la même démarche ?
Sortir d’une relation toxique peut être difficile parce que cela nécessite un travail émotionnel important. On perd toute estime de soi et on se dit que l’on mérite que ce qu’on a, parce qu’on n’en vaut pas plus !
Il y’a aussi la peur du regard des autres… Indépendamment d’une quelconque indépendance financière ou autre.
La lutte de Dior’A est devenue un symbole dans la série Eki. Selon toi, la fiction peut-elle vraiment contribuer à éveiller les consciences sur des sujets aussi graves que les violences conjugales ?
Oui ! La fiction peut contribuer à éveiller les consciences parce qu’elle a le pouvoir de susciter les conversations, de remettre en question les points de vue et d’inspirer le changement en mettant la lumière sur des sujets négligés ou mal compris.
« Eki » aborde aussi la question de l’influence des réseaux sociaux. Toi qui es très suivie sur ces plateformes, comment arrives-tu à dealer à la fois avec leurs aspects positifs et négatifs ?
C’est difficile, mais il faut forger son cœur en s’entourant des gens qu’on aime pour ne pas perdre le nord.
Quelle a été ta scène préférée à tourner dans cette saison d’ « Eki », et pourquoi ?
Ma scène préférée est celle dans laquelle je pleure avec Eki, parce que je ne m’en croyais pas capable ! Je la redoutais mais l’équipe m’a félicitée et j’ai réussi à pleurer toute seule ! Ouf.
Pourquoi on ne devrait manquer aucun épisode d’ « Eki Saison 2 » ?
Les épisodes ne sont à manquer sous aucun prétexte parce qu’il y a tellement de rebondissements qu’il ne faut en rater aucune miette.

Pour finir, si tu pouvais donner un conseil à toutes les Dior’A, toutes ces femmes qui, se battent pour sortir d’une situation difficile, notamment de violence ?
Je dirai à Dior’A : Fonce ! Derrière ta douceur, tu fais preuve d’un courage inouï. Continue !
À toutes ces braves femmes, je leur dis : NE LAISSEZ PAS LE 1er coup, tout part de là.



