Créatrice de bijoux, accessoiriste, et désormais actrice, Vanessa Atsing surprend en incarnant Alex Ondo, une policière déterminée dans la série à succès « Eki » diffusée sur CANAL+. De ses débuts imprévus devant la caméra à son rôle de femme forte face aux défis, elle nous emmène dans les coulisses d’une transformation inattendue. Une rencontre entre instinct, engagement et amour du Gabon…
Comment tu arrives au métier d’actrice (parce qu’on sait par exemple que tu as été créatrice de bijoux) ?
Effectivement, je suis passionnée par la déco et l’accessoirisation. Après les bijoux, j’accessoirise les plateaux d’émissions. Le métier d’actrice m’est tombé dessus, ça n’a jamais été quelque chose que je calculais. Pour ne parler que du projet Eki, j’étais à la prod’ et j’aidais aussi le département casting à chercher des profils, jusqu’à ce que le responsable casting aille voir la productrice en lui disant qu’il me verrait bien interpréter le rôle d’Alex Ondo, quelque chose que j’ai refusé catégoriquement. Parce que de base je suis quelqu’un qui aime rester derrière les caméras. Et donc, c’est à la suite de mon échange avec la productrice que j’ai accepté d’interpréter le rôle d’Alex Ondo.

Alex est une femme forte, intuitive et indépendante. Dirais-tu que tu as appris d’elle en jouant ce rôle ?
J’ai appris d’elle, en jouant ce rôle, qu’il faut rester focus sur ses objectifs malgré les obstacles.
Son attirance pour Beyémé ajoute une dimension émotionnelle à son parcours. Dans la vraie vie, es-tu plus du genre à suivre ton cœur ou ta raison ?
Petit rectificatif, c’est Béyémé qui est attiré par Alex. Je suis plus à suivre mon cœur, ça a toujours été mon meilleur guide parce qu’il ne me trompe pas.
A l’écran, tu incarnes une policière déterminée. Comment t’es-tu préparée à ce rôle, surtout sur les aspects techniques du métier ?
Ce que je dirai va vous surprendre, car en vérité ce rôle est 70% de ma manière d’être dans la vie, donc ça n’a pas été compliqué. En plus je l’ai vraiment pris au sérieux.
A chaque fois que je devais jouer, je me mettais devant le drapeau gabonais pendant quelques secondes et j’avais l’impression d’aller servir mon pays le Gabon et montrer ce qu’une femme peut apporter dans un milieu d’hommes.
En plus de ça, la cerise a été d’avoir un très bon coach (Souleymane Sow), il m’a beaucoup aidé à me surpasser.

En tant qu’actrice, quels sont les moments de tournage les plus mémorables pour toi sur cette saison ?
Les moments mémorables ont été toutes les fois où j’étais face à Nelly (Eki). On est tellement proches dans la vraie vie, qu’il me fallait à chaque fois aller chercher au fond de moi pour la voir en Eki et non en Nelly OBONO.
Si tu devais spoiler toute la saison 2 d’Eki en 3 mots, ça donnerait ?
Alex et Béyémé passeront la nuit ensemble.

Pourquoi on ne devrait manquer aucun épisode d’Eki Saison 2 ?
Parce que dans cette saison on retrouve les cas de divorces, on évoque les violences faites aux femmes, les amours, le bwity (rite initiatique du Gabon)… Chaque épisode vous donnera un indice sur qui a tué Edouard Nyonda (un homme ou une femme ?) et découvrir tous les nouveaux acteurs de cette saison.
L’idée de justice est centrale dans « Eki ». Pour plus de « justice sociale » entre hommes et femmes, alors que nous sommes en plein dans les 16 jours d’activisme, que faudrait-il faire selon toi ?
Éviter les paroles sexistes. Dénoncer les attouchements sexuels. Éviter les faveurs sexuelles en échange d’un poste.


