Nelly Obono, un nom mais surtout une femme qui a su gagner nos cœurs et ceux de milliers d’amoureux du petit écran à travers tout le continent et au-delà ! Sur un plateau télé, derrière la caméra ou dans ses habits de juge, notamment dans la série « Eki » qu’elle a créée et qu’elle produit, elle rayonne ! Le temps d’une pause, Nelly a accepté de se prêter à nos questions…Et tout y passe ! Sa carrière, sa vie mais aussi et surtout la saison 2 de son bijou : Eki diffusé sur les chaines CANAL+. Des révélations inédites à découvrir…
Bonjour Nelly. Ou plutôt Eki ? Qu’est-ce qui te ressemble le plus chez elle, et qu’est-ce qui te semble le plus éloigné de ta propre personnalité ?
Alors j’ai l’impression des fois que Eki, c’est complètement Nelly (rires) Mais vraiment… Cette quête de vérité, essayer au maximum d’être juste envers soi et envers les autres (même si des fois on passe à côté), peut-être est-ce la raison pour laquelle quand je joue Eki, je n’ai pas l’impression d’interpréter. Eki représente assez bien des valeurs que je défends, qui me ressemblent et que j’essaie chaque jour, d’honorer de mes actes. Ceux qui me fréquentent trouvent assez ressemblant la personne et le personnage.
Ce qui m’éloigne d’elle… Je dirais ce côté très autoritaire… Je ne le suis pas du tout (rires), je préfère la politique « d’une main de fer dans un gant de velours ».
Créer, produire et jouer en même temps : comment fais-tu pour jongler entre ces rôles exigeants ? Y a-t-il une casquette que tu préfères porter ?
En réalité, les 3 vivent en moi tout le temps et chacune laisse la place à l’autre en fonction des circonstances et des besoins. Je ne me vois pas du tout passer de l’une à l’autre mais en y réfléchissant, c’est vraiment ce qui se passe. Même si la productrice est ma préférée : Mettre les gens en lumière… Voir se réaliser un projet qui est parti de rien… J’aime énormément. L’actrice en moi a ses moments. Et quand je joue, plus rien n’existe. La créatrice… Faire mijoter des idées de concepts, de séries dans sa tête, trier et pouvoir saisir l’instant de la « bonne idée »… Mais définitivement la productrice n’est jamais bien loin.
“Eki” aborde des thèmes forts comme la justice, les secrets familiaux, l’émancipation, les violences faites aux femmes. Qu’est-ce qui te tenait particulièrement à cœur dans cette nouvelle saison ?
Je souhaitais parler des violences conjugales faites aux femmes. Nous avons choisi que ce message soit porté par une femme célèbre dans la série Dior’A (et dans la vie aussi, Shan’l). Les femmes lorsqu’elles sont maltraitées dans leur foyer, perdent la confiance et leur estime de soi. Elles deviennent les ombres d’elles-mêmes… C’est horrible. On ne doit pas accepter de se laisser frapper. Le coup peut être physique ou psychologique. Les coups psychologiques ne se voient pas. Et donc les femmes ne savent même pas parfois qu’elles sont victimes de violences conjugales psychologiques. Cette série montre une facette de ces violences : comment elles peuvent s’exprimer même si ce n’est pas exhaustif.
Je souhaiterais tellement qu’on en parle plus pour que chaque femme, devant un fait de violence conjugale, puisse savoir quoi faire et comprendre qu’il ne s’agit pas d’elle… Qu’elle est belle, forte, désirable, combattive, entière et que si l’homme en face ne peut le voir, cela n’enlève en rien ce qu’elle est. Elle doit être courageuse et se choisir elle-même.
Dans ta carrière, quel a été le moment où tu t’es sentie la plus « empowered » en tant que femme et artiste ?
Chaque fois que nous arrivons au bout d’un concept et qu’il suscite de l’interêt, chaque fois qu’on le voit prendre vie… Chaque fois que je vois un projet se réaliser dans nos locaux chez OSSOO (sa maison de production, ndlr), et chaque fois que je vois mes équipes s’exprimer…

A l’opposé, dans tes moments de doute ou quand tu te sens vraiment down, qu’est-ce qui te fait tenir, te relever, continuer ?
Je me dis que ça ira mieux demain… La vie est un cycle, rien n’est figé dans le marbre. Qu’il y’a des gens qui ont des expériences pires que celle que je suis en train de vivre et je mets de la gratitude dans mon coeur, pour ce que la vie m’offre. Je vous assure, ça fonctionne… Je m’accroche vraiment à ça. Et contrairement à Eki, je n’ai pas beaucoup de monde autour de moi, mais je suis très bien entourée. Quelques coups de fil, et je reprends vie… Relativiser toujours quand on se sent mal, chez moi, c’est la clef.
Si tu devais donner 3 conseils à la jeune toi, qui n’avait que ses rêves, qu’est-ce que tu te dirais ?
Rêve encore plus grand ma chérie… Saisis avec discernement les opportunités qui s’offrent à toi pour rendre chaque rêve réel, parce que chaque opportunité est là pour t’aider à concrétiser ton imagination, et que rien au monde ne te fasse vaciller. Absolument rien.
Pourquoi on ne devrait manquer aucun épisode d’“Eki Saison 2“ ?
Parce que vous n’allez pas vous ennuyer… Oooh que non ! Rebondissements, surprises, adrénaline, suspens et émotions fortes sont au rendez-vous !
Et pour finir, nous sommes en plein dans les 16 jours d’activisme. Quel est ton message ?
A travers Eki saison 2, diffusée dans plusieurs pays en Afrique, nous contribuons à notre manière à la lutte contre les violences basées sur le genre en essayant de rendre moins tabou les violences psychologiques faites aux femmes dans cette saison. Et chez OSSOO, nous sommes fiers d’avoir des femmes à des postes dits « d’hommes », pour contribuer à leur autonomisation. Plus les femmes trouveront leur place dans la société en se connaissant elles-mêmes, profondément et véritablement, plus elles sauront élever leurs voix pour dire « stop » à ce qui ne leur convient pas, à toutes ces violences, en élevant plus haut et plus forts leurs voix et voies, et plus elles seront des modèles pour nos petites filles.


