[Interview] Hassan Hayek, homme de l’année 2019: “les ivoiriens sont gentils”

Surnommé “le vagabond de la charité”, Hayek Hassan est connu en Côte d’Ivoire pour ses nombreuses actions dans le milieu de la santé. Généreux, il a aidé plusieurs malades à recevoir les soins dont ils avaient besoin. Grâce au groupe Facebook Bénévoles de Premier Secours qu’il a créé en 2018 et qui rassemble plus de 190.000 membres, Hassan dispose de la plateforme idéale pour inciter les ivoiriens aux dons. Élu Homme de l’année 2019 aux Ayana Web Awards, nous l’avons rencontré dans ses bureaux pour découvrir un peu plus cet altruiste.

Comment a commencé l’aventure « Bénévoles de Premiers Secours »?

L’aventure commence il y a 1 an 3 mois. Je faisais déjà ça depuis plus de 15 ans et un soir, à une heure tardive, j’ai pensé que le moment était venu pour que tout le monde adhère. Je voulais que tout le monde refasse sortir ce côté humain qui avait un peu disparu en Côte d’Ivoire. J’ai donc décidé de créer ce groupe pour la cohésion sociale.

Le groupe a rapidement pris de l’ampleur. Vous attendiez-vous à un tel engagement ?

En deux jours, on était déjà à 17. 000 personnes. J’avais déjà des followers parce que j’avais une page professionnelle sur laquelle je bossais donc ça n’a pas été compliqué pour moi. Honnêtement, je ne m’attendais pas à autant d’engagement. Mais les ivoiriens sont gentils.

Quelle a été votre meilleure expérience de don?

Tous les cas sont différents et il n’y a pas de cas plus important que l’autre. Du moment où il n’y a pas de décès, c’est déjà ça. La meilleure expérience, c’est quand on arrive à sauver quelqu’un, quand on arrive à prendre [en charge] quelqu’un qui est très malade et qu’on arrive à le sauver.

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Qu’est-ce qui vous motive à donner autant de votre personne aux autres?

Rien de spécial. Ça fait partie des religions; de faire du bien. C’est un devoir, donc on essaie de faire avec.

Quel est le plus grand changement auquel vous avez assisté grâce au travail de BPS?

C’est la cohésion sociale et surtout le fait qu’aujourd’hui avant même de poster, les gens sont prêts à envoyer les dons. Donc, on sait que les choses ont évolué positivement.

Quels sont vos projets?

C’est de voler et fuir le pays (rires). Mon projet est de pouvoir éradiquer toutes les maladies en Côte d’Ivoire et de pouvoir être là pour les gens qui ont besoin de nous.

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Vous avez été élu l’Homme de l’année aux Ayana Web Awards 2019. Un prix que vous avez finalement voulu décerner au préfet d’Abidjan, Monsieur Vincent Toh Bi Irié. Pourquoi?

Monsieur Irié nous a fait découvrir un peu le rôle d’un préfet, que nous ignorions parce que ce sont des autorités qui sont toujours renfermés. On ne sait pas ce qu’ils font exactement. Mais lui, c’est un homme de terrain. Donc c’était ma manière à moi de lui rendre hommage. Après, c’est un titre mais ça ne permet pas de soigner quelqu’un. C’est une ligne sur un CV peut-être mais il le mérite autant que moi. Sauf que moi, sur les réseaux sociaux, j’ai beaucoup plus de followers. C’est ce qui m’a permis d’avoir ce titre. Ça m’a fait plaisir de le lui offrir. C’est un grand frère, c’est une personne qui est dans l’humanitaire. Je me suis assis avec lui plusieurs fois et il a les mêmes objectifs que moi, que nous. Donc, ce titre qu’il soit à moi ou à lui, il n’y a pas de grande différence de toute façon, du moment où c’est la Côte d’Ivoire qui gagne.

Un mot pour encourager la jeunesse à s’investir dans les œuvres caritatives ?

Pour que le pays avance bien, il faut que la santé soit bien. Ça peut toucher tout le monde, il ne faut pas attendre que ça arrive à quelqu’un, ou que ça nous arrive à nous, pour pouvoir réagir. Car il y a plus [de gloire] à donner qu’à recevoir. Quand tu donnes, Dieu multiple.

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