[Interview] Aurore Aoussi, co-organisatrice de La Sunday Abidjan

D’un groupuscule faisant la fête au concept-store Dozo, La Sunday est devenue en moins d’un an un événement incontournable réunissant plus de 2000 personnes un Dimanche sur deux. Ambiance chill, vibes afro-hippie, le concept a su séduire la jeunesse abidjanaise. Lors d’une nouvelle édition dans les Jardins Bressoles au Plateau, nous avons rencontré Aurore Aoussi, co-organisatrice de l’événement. Seule femme au sein du groupe fondateur de l’événement, la fondatrice du service Apéro Abidjan a su mettre ses années d’expériences en organisation d’événements au profit de La Sunday. Elle nous dit tout dans cette interview exclusive. 

Présentez-vous aux Ayanas

Je suis Aurore Aoussi, j’ai 30 ans. Je suis la fondatrice du service Apéro Abidjan, livraison de boisson à domicile tous les soirs et également co-organisatrice de La Sunday.

Racontez-nous votre parcours

Après mon secondaire, je pars à Paris où j’y fais mes études secondaires, principalement dans la mode et le marketing. Une fois diplômée, j’ai travaillé pour quelques marques, avant de finalement lancer la mienne. Forte de quelques succès et échecs, je décide de rentrer en Côte d’Ivoire, dans l’optique d’y créer quelque chose! C’est comme ça que je monte ma boîte de communication, qui lancera plus tard le service apéro Abidjan.

Aventurière, je multiplie les expériences, jusqu’à la Sunday en décembre dernier.

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Comment a débuté l’aventure avec la Sunday ?

Nous avions de base envie d’organiser des événements. On l’avait tous fait chacun de notre côté et on avait la même direction: une ambiance chill, de la bonne musique des jeux de société, de l’alcool. Un moment de détente l’après midi, quelque chose de léger. Très rapidement, notre communauté a adhéré et l’événement a grandi de façon exponentielle.

Vous êtes la seule femme parmi 4 hommes ! Comment se passe la collaboration avec eux ?

Plutôt naturellement, nous sommes des associés qui travaillons ensemble pour atteindre un objectif commun. Chacun de nous s’épanouit en fonction de ses compétences. Nous sommes complémentaires. On ne se marche pas sur les pieds. Je ne ressens pas de différence de genre dans le boulot. Après, on a forcément tous nos caractères comme dans toutes les relations humaines, mais il y a beaucoup de respect entre nous, il y a une bonne connexion.

 

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Quel est l’avantage à lancer un projet avec plusieurs associés? Et l’inconvénient ?

L’avantage, c’est la complémentarité. C’est d’être une équipe motivée, impliquée. Ça permet de ne pas avoir à tout gérer, et d’être plus créatif. On n’a pas de limites et on est soudés et plus efficaces. Les inconvénients, ce sont ceux qui s’appliquent à la vie en communauté donc ça dépend de chacun… c’est très personnel.

 

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Aujourd’hui vous avez ouvert le Bazaar ? Parlez-nous un peu du bar ?

L’idée d’un bar, nous l’avons plusieurs fois évoquée. C’est ce qu’on se disait à chaque lendemain de Sunday quand on avait envie que ça recommence. L’occasion s’est présentée très rapidement. Nous voulions un playground pour les créatifs, un espace en plein air, de la musique et des cocktails. C’est quelque chose de simple et d’accessible, mais nous voulions quand même bien faire les choses. Aujourd’hui, les choses se passent bien. Le chef Loic Dablé prendra bientôt le contrôle de notre cuisine pour offrir à notre communauté une expérience culinaire dans l’air du temps. C’est aussi ça Baazar…

 

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Vos projets pour l’avenir ?

Nous travaillions sur notre premier festival qui aura lieu en fin d’année, on en parlera bientôt.

 

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Un conseil à une Ayana qui aimerait évoluer dans l’événementiel ?

Il faut être prête à donner beaucoup de soi. Ça arrive souvent de travailler sous stress même quand on est organisée. Alors, il faut être très organisée et méthodique, et avoir des personnes sur lesquelles on peut compter.

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