Dalanda VS Jessica, lumière sur la révélation de la série MDHM

Photo Jessica Gomes

Elle s’appelle Jessica Gomes plus connue sous le nom de Dalanda Lopez, Star de la série à succès « Maîtresse d’un homme marié ».

Elle a su conquérir le cœur des fans de la série aux millions de vues sur la célèbre plateforme Youtube, en incarnant l’un des personnages les plus attachants, inspirants et charismatiques.  Jessica Gomes, tout comme le personnage qui l’a rendue célèbre, est une femme indépendante forte et engagée. Son parcours, ses aspirations, ses conseils sur le bien-être et la réussite professionnelle, elle nous dit tout !

Bonjour Jessica, peux-tu faire part de ton parcours aux AYANAS ?

Mon parcours est à l’opposé de ma carrière, je suis diplômée en comptabilité. J’exerce un travail à temps plein, dans une entreprise de la place tout en poursuivant mes études. Quant à ma carrière d’actrice, c’est une opportunité que j’ai saisie pour le rôle de Dalanda.

Comment as-tu découvert tes talents d’actrice et quand est-ce que tu as pris conscience que tu pourrais en faire ton métier ?

Étant une personne qui aime les challenges j’ai vu à travers ce rôle l’occasion de relever un défi. L’acting, c’est cette capacité à travailler sur soi afin d’endosser un personnage. C’est à l’écran que j’ai pu mesurer ma capacité à porter un personnage, les retours des téléspectateurs m’ont confirmé cela. Afin de ne pas décevoir, je me donnais toujours à fond.

Ça a été une belle expérience et j’ai eu du plaisir à découvrir le métier.

Que peux-tu nous dire de l’expérience d’incarnation d’un personnage ? Comment te prépares-tu à t’oublier le temps d’un tournage pour incarner complètement Dalanda ?

Souvent on a tendance à penser qu’on est le rôle, ce qui fait que quand on prend connaissance du personnage on a peur de le porter, car on se demande : « Qu’est-ce que les gens vont en penser ? » ou « Est ce que je vais pouvoir l’interpréter comme il se doit ? » surtout quand on le fait pour la première fois.

Le premier conseil que j’ai reçu a été de me détacher de ma personne pour pouvoir incarner le personnage de Dalanda. Pour cela, il m’a fallu un minimum m’imprégner de l’univers de Dalanda (son vécu, ses combats, ses origines). Ce que l’on appelle la “Bible” du personnage était une base essentielle.

Qu’est-ce que Dalanda inspire à Jessica et qu’est-ce que Jessica inspire à Dalanda ?

Dalanda est une femme de principes et de valeurs et c’est une amoureuse de son métier et de son foyer. Jessica n’est pas différente en ce sens. Dalanda est plus dans l’action, elle bat le fer à chaud, alors que Jessica aura plus tendance à analyser les évènements avant d’agir. En tant que femme moderne, le rôle et la personne essaient de trouver leur équilibre dans leur vie professionnelle et familiale.

Elles se battent toutes les deux pour que leur voix soit entendue dans un monde où les femmes continuent de s’imposer.

Le rôle de Dalanda dans la série Maîtresse d’un homme marié t’a propulsée au rang de personnalité publique voire, de célébrité du petit écran. Comment gères-tu cela ?

Je suis avant tout reconnaissante pour l’accueil qui a été donné et les encouragements que je reçois à travers le monde. Je ne m’attendais pas à cela mais c’est gratifiant de savoir qu’on inspire et motive d’autres personnes dans leur quotidien. Ce rôle m’a permis de connaître et d’apprendre d’autres femmes au travers de leurs histoires et expériences qu’on n’imagine pas souvent. Je suis reconnaissante pour cela.

Tu sembles très engagée dans la cause des femmes et des enfants. Peux-tu nous en dire plus sur l’intérêt particulier que tu portes à ces deux sujets ?

La femme porte le monde, elle est à la base de l’éducation de toute une nation. Il est donc important que nous femmes, connaissions notre valeur en amont et que nous apprenions à nous soutenir et à véhiculer les bons messages pour notre épanouissement. Et c’est là l’importance de l’éducation de nos jeunes filles.

Nous devons être des modèles pour les générations futures et investir dans l’éducation de nos enfants, de nos filles pour qu’elles aient le courage et l’audace de faire entendre leur voix, de laisser leur marque dans l’histoire.

Dalanda-VS-Jessica gomes-Interview-Ayana

Et d’ailleurs au sujet des femmes, est ce que la sororité est importante pour toi et comment la mettre à l’œuvre au quotidien ?

La sororité est aujourd’hui sur le devant de la scène, c’est une cause commune d’entraide et de compréhension entre les femmes. Le but n’est pas de militer contre les hommes, mais que les femmes se tiennent la main et avancent ensemble. Ensemble pour lutter contre les stéréotypes et le sexisme auxquels elles font face quotidiennement. En effet, la sororité entend le fait de détruire la rivalité entre femmes qui existe depuis bien longtemps et sous tous les aspects. Ce processus n’est pas si simple mais avec quelques gestes, de la volonté et de la maturité, il est possible d’y parvenir. Et il suffit de peu :

-Avoir de la considération pour les autres femmes et ne pas se mettre en compétition avec elles.

-Se soutenir mutuellement, en s’encourageant dans chaque projet et prises d’initiatives, en les valorisant.

-S’entraider dans des situations simples du quotidien

Pour moi, être une sœur c’est être cette famille qui soutient et aide l’autre à devenir meilleure qu’importe les situations.

Dalanda-VS-Jessica gomes-Interview-Ayana-2

Qu’est ce qui selon toi façonne l’estime de soi et la confiance en soi ? Comment cela s’est-il construit chez toi ?

L’estime de soi correspond à l’appréciation que l’on se fait de nous-même, la valeur que l’on se donne. La confiance en soi est ce carburant qui va nous permettre d’agir. C’est un mixte important pour avancer dans la vie. Malheureusement, ce n’est pas un legs qu’on acquière. J’aurais aimé avoir une recette miracle mais je sais que mes expériences y sont pour beaucoup et que je continue à apprendre et à me découvrir au travers de toutes les situations que je traverse. Je pense que la confiance en soi se construit avec l’entraînement et l’expérience, les échecs et les petites victoires du quotidien.

Mais l’estime de soi, elle aussi est incontournable.

Déterminez quelles sont vos valeurs, celles qui correspondent à vos besoins et vos émotions et assurez-vous de les défendre au quotidien. Acceptez de prendre des risques, de vous tromper et d’accepter vos manquements sans penser que vous êtes un(e) raté(e). Le monde n’attend que de voir s’exprimer ce don unique qui est en vous.

Que conseilles tu aux femmes qui souhaitent entreprendre, se démarquer, ou peut-être percer comme toi dans l’acting ?

De se donner à fond ! De sauter le pas ! au-delà d’avoir une visibilité, l’acting est un travail très difficile à endosser, les heures de travail sont énormes, porter un rôle demande beaucoup émotionnellement surtout. Il y’a cette responsabilité vis-à-vis du public ou les faux pas ne sont pas permis. Il faut aussi ne pas juste être une « belle image » mais avoir des choses à dire, savoir faire passer un message et avoir l’attention des gens.

Est-ce que tu considères comme importante la notion d’indépendance chez les femmes ?

Je pars du principe qu’une femme indépendante est une femme autonome.

Et investir dans l’autonomisation économique des femmes va au-delà de l’aspect économique. C’est un investissement pour le futur pour parvenir à éradiquer la pauvreté, lutter contre la discrimination du genre, contribuer au développement d’un pays et stimuler l’économie locale et nationale.

Je suis pour cette autonomisation, même s’il est à noter que dans de multiples domaines, des efforts considérables restent à accomplir pour que les filles et les femmes bénéficient des mêmes chances et des mêmes libertés que les garçons et les hommes.

Tu viens de finir le tournage de la troisième saison de maîtresse d’un homme marié qui a été riche d’imprévus. Que cela t’as-t-il appris ?

Que dans la vie tout peut arriver, mais, qu’on apprend aussi de tout ! Cela a été une riche expérience.  Ce que je retiens du projet c’est le fait qu’il ait réussi à avoir une dimension Panafricaine, d’avoir réuni les femmes autour des problématiques dont on ne parlait jamais. Pour moi, il est important de retenir que les débats ont été posés et qu’on a su voir comment ces problématiques étaient perçues au travers des différentes cultures, d’en tirer des leçons et d’avancer.

Nous avons compris suite à ton annonce sur les réseaux que tu ne poursuivrais pas l’aventure. Des projets pour le futur ?

Ça n’a jamais été mon message, j’avais un contrat que j’ai respecté. La suite concernant l’aventure de MDHM dépend de ce que le projet peut donner.

Aujourd’hui, j’attends ce nouveau challenge qui me donnera l’occasion de montrer mon savoir-faire. Je suis prête à relever d’autres défis.

 

Khady Traoré Contributrice AyanaKhady est Afro-Française, travailleuse sociale et mère de deux enfants. Passionnée d’écriture, de voyage et de Talk-Show, elle porte un fort intérêt à l’afro féminisme et les médias. Convaincue que la construction des femmes et de celles en devenir passe aussi par le fait de pouvoir s’identifier à des modèles de réussite, elle souhaite pour ses filles et les prochaines générations, qu’il y ait encore plus de représentativité notamment dans l’espace audiovisuel.

Se lancer dans la rédaction en tant que contributrice pour le magazine AYANA est un premier pas vers l’aboutissement d’une de ses passions, et vers des projets futurs qui représenteront les valeurs qu’elle porte.


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