Ékoua José-Maria Danho est une jeune femme qui à 21 ans déjà à choisi de se dévouer au changement dans sa génération. Étudiante à HEC Montréal, bloggeuse, cofondatrices du comité étudiant HECulture (à HEC Montréal), lauréate 2016 du Recopac lors de l’histoire du mois des noirs, écrivaine, gagnante du concours d’entrepreneuriat féminin Miss Black Inspiration Canada 2016 à travers lequel elle développe son projet la Gare des Idées, récipiendaire d’un prix de distinction de la ligue des africains du Canada pour le même projet ; bref, José-Maria veut impacter positivement sa communauté et se donne les moyens d’y arriver . Interview !
Présente-toi aux lectrices
Je suis Ékoua José-Maria Danho, jeune étudiante, écrivain, Miss Black Inspiration Canada 2016, mais avant tout une jeune fille passionnée de son Créateur et rêveuse.
Étant à la fois douce et « agitée », j’aime valser entre l’écriture qui est mon exutoire et ma passion; la musique qui fait chanter les mots, surtout lorsqu’il s’agit des rythmes africains, caribéens et sud-américains ; et la cuisine ! J’aime manger et faire voyager mes papilles à l’occasion ! Au-delà de cela, j’aime aussi motiver et redonner le sourire aux autres, ce qui fait que je suis souvent la comédienne de service !
Étudiante dans la prestigieuse école HEC, quelles-ont été tes difficultés, et comment tu es arrivée à t’en sortir ?
HEC, comme tout établissement prônant la crème de la crème, conduit certains étudiants à développer une pensée plutôt compétitive eu égard aux autres. Cette compétition latente a été par moment une réelle difficulté pour moi, surtout lors de certains travaux d’équipes. Non seulement, cela favorisait des soucis de leadership, mais également des confrontations plus blessantes que constructives. Pour y faire face, j’ai appris à faire preuve de tact et de diplomatie avec mes coéquipiers. J’ai ainsi appris à mettre en pratique l’adage « si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, tais-toi », et à réaliser l’importance de la manière d’énoncer et de présenter les choses.
Parle-nous ton projet d’incubateur de projets culturels et artistiques pour des jeunes issus de milieux défavorisés… (D’où te vient l’idée, pourquoi l’avoir lancé)
La Gare des Idées est un incubateur de projets destiné aux jeunes issus des milieux défavorisés afin de les aider à développer des projets qui leur seront générateurs de revenus. Il s’agit donc de cultiver le héros du quotidien qui sommeille en eux à travers une méthodologie en trois étapes : la formation et les ateliers, le mentorat et l’accompagnement (qui interviendra lorsque le processus d’incubation débutera).
La Gare des Idées est ce que je pourrai appeler ma fiction sociale ! Lors d’une conférence de Muhammed Yunus à laquelle j’ai assisté en 2014, celui-ci parlait de l’importance d’avoir des rêves pour les questions sociales afin que des actions concrètes se fassent. C’est en ce sens que ce projet est ma fiction sociale car par ce projet j’aimerais contribuer avec mes modestes moyens à réduire les clivages sociaux, en offrant l’opportunité à ces jeunes moins nantis de devenir eux aussi des personnes accomplies sans avoir à basculer vers les chemins dangereux que sont la cybercriminalité, les vols, la prostitution, etc.
Quelles sont tes ambitions avec ?
Avec la Gare des Idées, je désire bâtir un réseau de jeunes leaders et modèles issus de ces milieux défavorisés : des HEROES. De jeunes leaders qui à leur tour développent des fictions sociales afin d’apporter des solutions aux questions sociales que vivent leurs communautés.
A 21 ans, tu as tant de cordes à ton arc, qu’est ce qui te motive à accomplir tout ça ?
Ma motivation est d’impacter positivement mon environnement, à travers les dons et talents reçus de Dieu. Je crois que chacun de nous est un héros ou une héroïne du quotidien qui peut toucher et inspirer les autres, tout en contribuant à un monde meilleur par ses dons et talents. C’est cette motivation qui est sous-jacente au projet La Gare des Idées, mais également à mon livre ainsi qu’aux autres projets que j’ai pu réaliser.
Un conseil aux ayana ?
Mes chères Ayana, chacune de vous est une héroïne du quotidien, ne cessez jamais de la cultiver et laissez votre marque dans ce monde pour lequel vous êtes une réponse !
Propos recueillis par Amie O. Kouamé
Plus d’infos sur son projet ici > http://lagaredesidees.com/ et son blog la > https://joseemariablog.wordpress.com/


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