[Edito] Superwoman, pourquoi il ne faut jamais arrêter d’y croire

Superwoman édition 6 “issa wrap” (comme disent les américains) 

6 éditions ! WOW ! quel trip !

Tout commence en 2013, 2 ans après avoir lancé Ayanawebzine. Mon collègue (web entrepreneur) Patrick Edouard, me propose de participer à une vidéo pour sa page Btendance, dans laquelle il souhaite présenter plusieurs femmes en interaction à l’occasion de la journée de la femme.

Mais je ne suis pas partante, non pas parce que c’est une mauvaise idée. Mais je ne voyais pas en quoi mon parcours et mon histoire méritaient d’être racontés. Pour la jeune fille que j’étais (PS : je suis toujours jeune deh), il y avait ces femmes que j’ai rencontrées qui avaient bien plus de choses à dire et à partager. Leurs histoires, leur personnalité et leurs actions m’avaient impactée, j’ai pensé qu’il pouvait en être de même pour un plus grand nombre.

Le concept d’un évènement durant lequel nous pouvons réseauter, se parler sans tabou, s’inspirer, s’édifier, être solidaires et surtout nous rappeler que nous sommes des héroïnes du quotidien est né.

Mon rêve et ma vision étaient grands, sauf qu’il a fallu commencer petit. Les premières années nous avons fait cet évènement avec la participation de personnes volontaires qui par leur temps, leur expertise, ont accepté de m’accompagner sur ce projet.

Chaque édition a eu ses difficultés et ses leçons : des personnes qui te lâchent en pleine organisation aux soucis techniques en passant par les critiques sur le choix des profils des Superwoman.

Superwoman 2015

Chaque édition était faite dans la mesure de nos possibilités en terme de timing et de budget. Parrallèlement, j’ai vu des évènements se rapprochant de ma vision (et parfois de notre exécution) s’organiser dans la même période en grandes pompes.

J’ai rêvé grand, mais je faisais petit… parce que je ne pouvais pas faire plus. Enfin… c’est comme ça que j’ai réussi à me convaincre.

Au fil du temps, j’ai voulu abandonner parce que je mettais trop d’énergie à organiser cet événement sans avoir le résultat que j’espérais. Je voulais arrêter parce que je me suis dit que je n’arriverais jamais à faire les choses comme je les avais imaginées. J’ai voulu laisser tomber, comme j’ai laissé tomber Les journées des bonnes affaires, parce que ça ne fonctionnait pas comme je voulais et que je voyais (encore) la chose se faire ailleurs.

Mais c’est à ce moment que la citation:  « entourez-vous des personnes qui vous tirent vers le haut » prend tout son sens.

J’ai la grâce d’avoir ces personnes dans mon entourage. Une personne en particulier, qui m’a rappelée ma vision de Superwoman. Celle que j’avais oubliée, parce que j’ai fini par faire les choses sans prendre de gros risques.

Nous sommes notre unique obstacle. On a l’habitude de partager ce genre de citations sans vraiment les appliquer.

J’ai compris que ma plus grande difficulté c’était moi.

J’ai appris à travailler sur ma pensée pour commencer. Ensuite à m’organiser. Plutôt que d’envoyer mon dossier de demande de sponsoring 2 mois avant l’évènement, je l’envoyais 6 mois avant. Je n’avais pas à attendre d’avoir la salle, d’être totalement prête pour briefer l’équipe… Je n’avais pas à m’offenser qu’on ne me revienne pas, je rappelais, je relançais. Je savais juste qu’il fallait agir, faire ce que j’avais à faire et laisser la providence, la faveur de Dieu prendre le relais.

Et les choses se sont mises en place, en 6 éditions, nous sommes passées d’un évènement pour 150 personnes à 600 personnes (en 2018).

Story-time : Superwoman 2018

crédit photo: Philippe Loret Studio

Mais non! Cette année n’a pas été plus facile que les autres années. J’ai dû me séparer de collaboratrices, on a veillé sur les montages vidéo, perdu des lumières pour les shoots, des partenaires, on a eu des prestataires qui ne donnaient pas de nouvelles jusqu’au jour de l’évènement, j’en passe…

Cérémonie : Superwoman 2018

crédit photo: Hug-Lionel Photography

Se concentrer sur le but final…

Ce qui a changé, c’est ma manière de prendre les choses, de lâcher prise. S’assurer que tout ce qu’on a à faire est fait, pour le reste, on ne peut pas absolument maitriser tout ce qui va se passer.

Mais surtout cette année, pour la première fois, je n’avais pas peur d’échouer

Résultat? Cette édition se rapproche le plus de ma vision pour Superwoman.  Il y a certainement des choses à améliorer, mais aujourd’hui, si je m’autorise à rêver d’une 7ème édition encore plus grande, c’est que j’ai compris et intégré que tout commence par le “mindset”

Entrainons notre esprit à voir plus, faire plus… N’enterrons pas nos rêves sous les difficultés, ne nous contentons pas de faire les choses parce qu’il faut les faire.

Rêver grand c’est bien, mais penser et agir ainsi c’est mieux  !

Spéciale dédicace au comité d’organisation,  à toutes ces personnes et entités qui ont apporté leur pierre à l’édifice… L’aventure continue

 MERCI 

 


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