Le tribunal des réseaux sociaux a fini de la condamner. Marie-Paule Adjé est coupable ! Coupable d’avoir osé recourir à la justice pour obtenir réparation de l’influenceur et star des réseaux sociaux Observateur Ebène. Depuis le 16 avril dernier, date de l’arrestation du web humoriste, la jeune femme fait l’objet d’une vague de haine sans précédents. Retour sur l’histoire, par devoir de justice.
Les faits
Octobre 2023. Observateur publie une story Snapchat dans laquelle il traite l’actrice et présentatrice de « pétasse », de « djandjou ». Et dont il s’est offert les services gratuitement.
Marie-Paule Adjé, nommément citée, a alors porté plainte, pour injures, diffamation et atteinte à l’honneur et à l’image.
Ce que dit la loi ivoirienne
Aux termes de l’article 95 de la loi N° 2017-867 du 27 décembre 2017 portant régime juridique de la presse, « Toute expression outrageante, terme de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait, est une injure ».
La diffamation est quant à elle « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps social auquel le fait est imputé » (article 90 de la loi de 2017).
Deux infractions bien constituées dans ce qu’il convient d’appeler l’affaire Observateur – Marie-Paule Adjé.
Et pour ce qui est des peines encourues, elles sont définies par l’article 60 de la loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité. Ce texte prévoit « un à cinq ans d’emprisonnement » et « de 5.000.000 à 10.000.000 de francs CFA d’amende » pour toute personne qui e rend coupable d’injures, de diffamation, par le biais d’un système d’information.
La sanction…
La décision du tribunal est tombée ce 23 avril 2024 : 1 an de prison dont 6 mois fermes pour Observateur Ebène. Un emprisonnement assorti d’une amende de 5 000 000 FCFA. L’influenceur a donc écopé du minimum de la peine prévue pour les infractions dont il a été reconnu coupable, au regard de la loi sur la cybercriminalité.
Quand on sait que l’homme est familier du fait, la sanction peut sembler légère. On se souvient encore qu’en octobre 2023, il s’en prenait au rappeur Didi B et à son épouse. Ou encore plus récemment, pendant la Coupe d’Afrique des Nations, à l’équipe nationale de RDC. Il avait tourné en ridicule leur geste de soutien aux victimes du génocide dans l’est de leur pays.
Quand la victime « devient » le bourreau
Depuis le début de la procédure judiciaire, Marie-Paule Adjé est devenue la cible de plusieurs internautes. Notamment à compter du 16 avril 2024, suite à l’arrestation d’Observateur Ebène. Ils lui reprochent de s’en prendre à leur « fou baoulé » pour pas grand-chose. Même que l’humoriste bénéficie d’une grosse vague de soutien qui finit par faire passer la victime pour le bourreau.
Le tribunal des réseaux sociaux a fini de la condamner. Marie-Paule Adjé est coupable ! Coupable d’avoir osé recourir à la justice pour obtenir réparation de l’influenceur et star des réseaux sociaux Observateur Ebène. Depuis le 16 avril dernier, date de l’arrestation du web humoriste, la jeune femme fait l’objet d’une vague de haine sans précédents. Retour sur l’histoire, par devoir de justice.
Les faits
Octobre 2023. Observateur publie une story Snapchat dans laquelle il traite l’actrice et présentatrice de « pétasse », de « djandjou ». Et dont il s’est offert les services gratuitement.
Marie-Paule Adjé, nommément citée, a alors porté plainte, pour injures, diffamation et atteinte à l’honneur et à l’image.
Ce que dit la loi ivoirienne
Aux termes de l’article 95 de la loi N° 2017-867 du 27 décembre 2017 portant régime juridique de la presse, « Toute expression outrageante, terme de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait, est une injure ».
La diffamation est quant à elle « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps social auquel le fait est imputé » (article 90 de la loi de 2017).
Deux infractions bien constituées dans ce qu’il convient d’appeler l’affaire Observateur – Marie-Paule Adjé.
Et pour ce qui est des peines encourues, elles sont définies par l’article 60 de la loi n° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité. Ce texte prévoit « un à cinq ans d’emprisonnement » et « de 5.000.000 à 10.000.000 de francs CFA d’amende » pour toute personne qui e rend coupable d’injures, de diffamation, par le biais d’un système d’information.
La sanction…
La décision du tribunal est tombée ce 23 avril 2024 : 1 an de prison dont 6 mois fermes pour Observateur Ebène. Un emprisonnement assorti d’une amende de 5 000 000 FCFA. L’influenceur a donc écopé du minimum de la peine prévue pour les infractions dont il a été reconnu coupable, au regard de la loi sur la cybercriminalité.
Quand on sait que l’homme est familier du fait, la sanction peut sembler légère. On se souvient encore qu’en octobre 2023, il s’en prenait au rappeur Didi B et à son épouse. Ou encore plus récemment, pendant la Coupe d’Afrique des Nations, à l’équipe nationale de RDC. Il avait tourné en ridicule leur geste de soutien aux victimes du génocide dans l’est de leur pays.
Quand la victime « devient » le bourreau
Depuis le début de la procédure judiciaire, Marie-Paule Adjé est devenue la cible de plusieurs internautes. Notamment à compter du 16 avril 2024, suite à l’arrestation d’Observateur Ebène. Ils lui reprochent de s’en prendre à leur « fou baoulé » pour pas grand-chose. Même que l’humoriste bénéficie d’une grosse vague de soutien qui finit par faire passer la victime pour le bourreau.



