Les récentes annonces des nominations aux Oscars 2024 ont souligné une réalité inquiétante pour le cinéma africain. Pour la 96e cérémonie des Oscars, seulement deux productions africaines sont sélectionnées. Elle est prévue dans la nuit du 10 au 11 mars 2024, au théâtre Dolby à Hollywood de Los Angeles en Californie.
Une réalité qui semble découler de la faible représentation des productions africaines aux compétions prestigieuses.
Une représentation ‘’Moyenne ‘’
En effet, l’Afrique est représentée exclusivement dans la catégorie du meilleur film documentaire. L’ Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS) ne retient que chef d’œuvres africains sur sa liste des nominés aux Oscars 2024. A savoir : les films africains ‘’Les filles d’Olfa » et « Bobi Wine : le président du peuple ».
Ces productions choisies excellent par leurs capacités à lever le voile sur les sujets poignants. Ce sont entre autres : les droits des hommes, la scolarisation de la jeune fille, le terrorisme, la sécurité en Afrique…

« Les filles d’Olfa » plonge dans le récit bouleversant d’une mère dont les filles adolescentes ont rejoint l’organisation terroriste Daesh en Libye. Cette production cinématographique décrie parfaitement les défis et les conséquences dévastatrices de la radicalisation.
« Bobi Wine : le président du peuple » revient sur le parcours inspirant de l’artiste Robert Kyagulanyi, devenu le principal opposant au régime de Yoweri Museveni en Ouganda.
Un portrait cinématographique qui retrace toutes les luttes de l’acteur principal pour la démocratie et les droits de l’homme en Afrique. Avec un point d’honneur accordé à son courage ainsi qu’à sa détermination à faire face à l’adversité politique.
Le cinéma africain en manque de visibilité
Bien que les films en lice aient suscité des critiques élogieuses, leur absence dans la catégorie du meilleur film international est notable. Cela soulève des questions sur la visibilité et la reconnaissance des productions africaines dans les cercles cinématographiques internationaux.
Malgré les efforts déployés par les cinéastes africains, le constat est amère. La représentation du continent aux événements cinématographiques reste limitée. On le constate sur ces dernières années avec le Festival de Cannes et bien d’autres cérémonies internationales.
De plus, cette réalité souligne l’importance de soutenir et de promouvoir la diversité culturelle dans l’industrie du cinéma. Afin de garantir une représentation équitable et inclusive des voix africaines sur la scène mondiale.
Seleho Nahadjenin



