[Tourisme] Grand-Bassam, pourquoi il faut visiter le musée national du costume

Quand on vous dit Grand-Bassam, vous pensez sûrement à la plage, à ces complexes hôteliers et ses restaurants en bordure de mer… Moi aussi ( shame on me), jusqu’en 2013.

Après les attentats qui ont touché cette petite ville et le pays tout entier, je suis allée à la découverte de l’autre Grand-Bassam. Celle qu’on/ que je ne voyais pas: La ville historique désignée patrimoine UNESCO

Sa maison de peintre, ses petites rues calmes… et surtout, mon coup de coeur,  le Musée National du Costume. Parcourir le musée, c’est faire un voyage dans le temps je ne me lasse pas. On y apprend sur:

 L’architecture des peuples:

Du nord au sud, en passant par l’ouest, on y découvre les différents types de bâtiments des peuples. Chaque architecture est l’illustration les habitudes de vie de ces peuples. Si les Baoulé ( au centre) sont accueillants, les Kroumen  ( au sud) sont plus méfiants envers les étrangers: L’étranger ne voit jamais la femme de son hôte. Celle-ci entre et sort par une porte  et à des heures précises.   …

Tonya pose dedans un petit salon sénoufo

On apprend également que l’architecture du peuple Dida ( sud-ouest) est celle qui a le plus donné du fil à retordre aux colons, car faîte pour piéger l’ennemi. Ce peuple a résisté pendant longtemps aux assauts de l’envahisseur. Malheureusement une fois le mystère percé, le gouverneur de l’époque à fait bruler toutes les cours Dida faisant disparaître à jamais cette architecture.

Les costumes et les différents tissus:

Au musée, j’ai découvert la différence en le Kinté et le Kita,  les différents types de tissus,  leurs attributs sociaux et pourquoi le métier de tisserand est réservé aux hommes.

Sala pose devant une étoffe de kita offerte au musée par le Roi N’Zima

Retour sur la colonisation et ses atrocités au quotidien

Dans la salle de bain du Gouverneur de l’époque, il y’a ce beau ce carrelage au sol qui a eu 80 ans cette année. Cette baignoire verte reliée à un puit. On pourrait s’arrêter la… Mais, on nous raconte que quand le gouverneur prenait son bain, un ( un seul) esclave avait à charge de travailler au puis de sorte à monter l’eau dans sa baignoire. Cela pouvait prendre des heures et à coté de lui, un colon était chargé “de lui rappeler” ( à coup de fouets) qu’il ne pouvait pas s’arrêter au risque de ne plus avoir d’eau dans la baignoire.

                                L’entrée de la salle de bain du Gouverneur

Dans les couleurs du bâtiment, vous pouvez voir des images avec les colons portés par 4 esclaves, ou encore ces derniers au marché entrain d’aller choisir ” la marchandise pour assouvir leurs besoins sexuels” 

Chaque fois que vous passez à Grand-Bassam, n’hésitez pas à faire un tour au musée en famille et surtout avec les enfants histoire de les imprégner

Le musée est ouvert du Mardi au Samedi de 08 à 17h

DROITS D ‘ACCCES AU MUSEE
ELEVES ET ETUDIANTS ADULTES NATIONAUX NON NATIONAUX
200 FCFA 500 FCFA 1.000 FCFA

Plus d’infos sur le site du musée 

 


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