Le monde du travail a longtemps été dominé par un ensemble de traditions séculaires et de stéréotypes persistants. Ainsi, de nombreux métiers ont souvent été associés sinon attribués aux hommes en raison de leur force physique et leur (prétendu) leadership naturel. Heureusement, plusieurs femmes ont su déconstruire ces fausses conceptions. Et parmi celles-ci figure Béatrice-Nicole Nyom Kouadio. Elle est photographe et journaliste reporter d’images avec plus de 15 années d’expérience. Découvre tout sur cette chasseuse d’images au parcours inspirant.
Le coup de foudre
Béatrice-Nicole Nyom Kouadio est une chasseuse de souvenirs ancrée dans la photographie depuis bientôt deux décennies déjà. Cette génie de l’image adore capturer les instants décisifs et raconter des histoires à travers ses images.

Dès son adolescence, la photographie a pris le dessus sur toutes les possibilités professionnelles qu’elle a pu rencontrer. Aussi, son amour pour la lecture, l’écriture et la Web-Presse ont également contribuer à faire grandir sa passion.
Après quelques images et leur mise en ligne, j’ai rapidement réalisé que c’était ma véritable passion. Malgré d’autres opportunités, rien ne pouvait rivaliser avec le pouvoir de figer le monde à travers mon objectif.
Après ses diplômes, elle entame sa carrière professionnelle en 2009 avec Okabol, un média en ligne. Elle est correspondante en Côte d’Ivoire et dans toute l’Afrique francophone pendant plusieurs années jusqu’à son intégration au sein de RadioJam.
Ses compétences et sa capacité unique à exceller dans sa tâche d’animation de site web et la photographie, la rapproche très vite de la production.

Toujours avec la volonté de se surpasser, Béatrice intègre la team Rien à cacher de Yves de Mbella. Avec cette nouvelle opportunité, elle apprend la production d’émission auprès de Khaled, Isaac Dosso, Kanga Jacques, etc. Et finit par produire l’émission « Zoukloukata » avec un savoir-faire qui fait l’unanimité.
Ensuite, elle intervient en tant que journaliste reporter d’images sur plusieurs évènements d’envergure tels que : le Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA), Miss Côte d’Ivoire, les Kundé, les Coupes d’Afrique des Nations de Football (CAN ). Et aujourd’hui, Beatrice-Nicole est journaliste reporter d’images pour le groupe RTI, photojournaliste sportive et présidente de l’association LUMIERE SUR L’IMAGE (ALI). C’est le premier réseau africain de l’image et du son qui vise à rassembler des professionnels, amateurs et passionnés de la photographie sportive afin de créer un environnement dynamique et stimulant pour chacun(e).
Engagée pour l’égalité des chances
Le monde de la photographie est encore touché par des inégalités entre hommes et femmes, notamment en termes de représentation, de salaire et d’opportunités. Cependant, nous travaillons à changer cela en nous affirmant et en faisant entendre notre voix.

Partant de son expérience, Nicole s’est engagée à briser les stéréotypes de genre. Pour notre experte de l’image et du son, la femme a toute sa place en photographie (au même titre que l’homme) et cela ne devrait pas être un débat. C’est la moindre des choses à promouvoir afin de maintenir l’équilibre socio-économique en Afrique.
La place de la femme dans la photographie devrait être égale à celle des hommes. A travers la reconnaissance de nos talents, de notre créativité et de notre contribution à cet art. Nous méritons d’être traitées sur le même pied d’égalité.
Selon elle, l’essor des femmes dans le domaine de la photographie résulte d’une combinaison de plusieurs facteurs :
- L’évolution des mentalités
- L’accès accru à la technologie
- Le développement de politiques d’inclusion et d’insertion de la femme
Les femmes peuvent façonner l’univers de la photographie en apportant leur perspective unique, en racontant des histoires qui résonnent avec leur vécu et en ouvrant de nouvelles voies pour les générations futures.
L’expérience de la CAN

Les femmes ont joué un rôle crucial dans la réussite de cette compétition. En capturant des moments clés, en mettant en lumière les histoires souvent négligées et en offrant une perspective unique sur le sport. Leur impact se ressent avant, pendant et après la CAN, contribuant à enrichir l’expérience pour tous.
Comme Béatrice-Nicole, elles étaient nombreuses les chasseuses d’images qui nous ont fait vivre pleinement « la CAN la plus chic ».





Les conseils de l’aînée aux futures photographes
À toutes celles qui aspirent à devenir photographes, je leur conseille de suivre leur passion avec détermination, de ne pas avoir peur d’échouer et de toujours chercher à s’améliorer. Soyez audacieuses, soyez authentiques et ne laissez personne vous dicter vos limites.
Nahadjenin Seleho



