[Interview] Olga, la Ayana aux doigts de fée !

coiffeuse

Notre ayana du jour n’a pas peur du travail manuel . Coiffeuse, maquilleuse, styliste, couturière… Olga est une véritable touche-à-tout et le fait avec merveille. D’origine congolaise, elle s’est installée en Malaisie pour suivre son mari sans jamais soupçonner ce qu’elle ferait aujourd’hui. Dans cette interview, elle nous raconte comment elle a su faire de son don, son métier tout ça dans un pays étranger.

12959414_1126866780697543_726389400_oBonjour Olga. Présentez vous à nos lecteurs

Je m’appelle Olga Bavuidi épouse Kouassi. Je suis de la république démocratique du Congo et j’ai 34 ans.

Quel est votre parcours scolaire et professionnel?

Après un bac littéraire, j’ai poursuivi des études de compta-finance.

Pourquoi avez-vous décidé de ne pas faire le métier pour lequel  vous étiez formée, mais plutôt de choisir celui en quoi vous sentiez douée ? 

Mes débuts dans la coiffure se sont fait de manière purement fortuite. J’étais à la recherche d’un boulot et dans l’attente du job idéal, je me suis mise à coiffer des copines. Très vite notre appartement s’est retrouvé submergé de demoiselles en quête de mes services capillaires. D’une cliente par semaine je suis passée à 2 ou 3 par jour. Le choix était clair. Je n’avais plus besoin de chercher du travail. Je venais de créer mon emploi. Je n’ai jamais voulu faire de la coiffure mon métier. Il est vrai que je me coiffe depuis toute petite. Je ne pouvais juste pas rester sans rien faire en attendant de trouver un travail rémunérateur.

Pouvez-vous nous dire quelle est votre particularité et surtout comment est ce que vous arrivez à allier toutes ces choses à la fois et surtout loin de votre pays?

Je crois avoir beaucoup de chance de pouvoir travailler en dehors de mon pays et continent. J’ai commencé par avoir un salon de coiffure qui m’a au fil du temps poussé vers le wedding planning. La mode ou la couture est simplement la réalisation d’un très vieux rêve (J’avais 8 ans lorsque j’ai confectionné ma première robe). En bref il y a eu une succession d’opportunité sur lesquelles j’ai sauté à chaque fois.

 

Nous avons pour habitude de voir des créatrices de mode, des coiffeuses et des maquilleuses. Mais vous, vous avez toutes ses cordes à votre arc. Pouvons-nous dire que vous avez des doigts magiques?

Des doigts de fées ? (rires). J’ai toujours aimé travailler avec mes mains depuis la tendre enfance je crois tenir cela de mes parents qui sont très “hands on ” et DIY orientés. Le travail manuel ne m’effraie pas au contraire.

 

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 Quelles sont les difficultés que vous avez traversées ? Comment vous en êtes vous sortie ?12274279_1049062941811261_3139911224405891910_n

La Malaisie est essentiellement un pays anglophone, il m’a donc fallu réapprendre à m’exprimer. Ca n’a pas été facile mais au bout de 2 ans je m’exprimais couramment sur plusieurs sujets grâce à mon mari qui insistait pour que je m’adresse en anglais même avec lui. Une des grosses difficultés fut aussi de m’adapter à plusieurs cultures vu que ma clientèle vient de toute l’Afrique. La patience et la persévérance et les encouragements de mon mari sont les seules raisons pour lesquelles je suis toujours dans la coiffure (rires)

Etant loin de ton pays et dans un pays avec une culture totalement différente, comment as-tu pu trouver des clientes et établir ta notoriété ?

J’ai beaucoup de chance. Le bouche à oreilles, les réseaux sociaux m’ont ouvert des portes inouïes. La plupart de mes clientes sont maintenant de très bonnes amies. Celles qui sont étudiantes me présentent à leurs familles en visite. Je recois des invitations aux mariages, aux baby showers, aux graduations,etc. Quelque soit nos différences de cultures, le langage de l’amour reste universel. They know when u care. Mes clientes savent sans un doute que j’aime mon travail et que je donne à chaque fois le meilleur de moi.

Pourquoi pensez vous que les Ayanas de la Malaisie devrait vous choisir et pas les autres?

Les Ayanas de la Malaisie à la recherche de conseil beauté, soins cheveux, tenues sur mesure, wedding planer gagneront beaucoup à me contacter car il n’y a simplement pas deux comme moi.

Avez-vous des projets à venir? Quels sont ils?

Mes projets d’avenir sont de continuer à faire ce que j’aime le plus. On verra ou cela nous mène.

Un mot pour les Ayanas?

Mes encouragements à toutes les Ayanas qui sont des femmes entrepreneurs, et à celles qui voudraient le devenir. Trouvez ce qui vous passionne et faites-en votre travail et vous n’aurez plus besoin du réveil le matin vivez vos passions.

 

Interview réalisé par Fatoumbi.M et Amie O. Kouamé

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