[ Portrait] Ly Lagazelle, photographe : “Ma vie a toujours été un instinct”

Depuis le 28 juin dernier, Ly La Gazelle  expose dans le cadre de “La cité des arts” au BAO Café, avec sa dernière série de photos ” INSTINCTIV ” .  

Instinctiv , parce que ma vie a toujours été un instinct. Je fais tout par instinct. De par mon parcours, de par tout ce que j’ai traversé. Souvent, on a l’impression qu’il n’y a pas de cohérence dans mes photographies, mais si, elles sont toutes reliées.

De son vrai nom Lissa Phillis Tabitha,  Ly La Gazelle est une photographe ivoirienne autodidacte.  Sa soif de culture et son amour pour l’aventure, l’ont emmenée à voyager  jusqu’à se retrouver au Maroc où elle vit depuis 10 ans . 

Ly-la-Gazelle-l-oeil-des-invisiblesEn décembre 2007,  le déclic survient au Festival des Arts visuels de la Fondation Donwahi à Abidjan, quand elle y travaille en tant qu’hôtesse. Cette proximité avec milieu artistique éveille sa curiosité pour la photographie.

La diplômée en BTS Banque, commence alors à capturer , avec son téléphone, ses premières émotions photographiques. Et depuis sa première photo, le cadenas, qu’elle a nommé “Open Mind, elle a enchaîné des photographies atypiques et originales.  C’est au Maroc qu’elle s’y consacre véritablement et commence ses expositions.  Aujourd’hui, si elle est une photographe confirmée, ce n’est pas sans avoir appris des autres et sans se former . 

Ma plus forte expérience est de savoir que, mon travail a été comparé à celui de grands photographes, de renom qui ont 40, 50 ans de métiers, qui ont commencé à exercer en tant que professionnels, et qui sont reconnus mondialement alors que je n’étais même pas encore née 

Néanmoins, son parcours n’a pas été sans difficulté. Face aux épreuves, elle se remet toujours en question et cherche à savoir ce qui n’a pas marché. Elle essaie surtout de se remonter pour son fils. 

Je ne vis pas avec mon fils. C’est là où il y a la difficulté : se dire qu’on a un enfant qui, grandit et s’épanouit loin de nous, ce n’est pas évident.

Son conseil aux Ayana?

 La photographie est un métier comme tout autre, qui nourrit son homme. Si mes jeunes sœurs veulent faire de la photo, il faut qu’elles s’en donnent les moyens, avec du courage et de la persévérance. Si elles se sentent inspirées, qu’elles y aillent à fond

Venez découvrir l’oeuvre de Ly LaGazelle, jusqu’au  28 juillet 2017 à 19h à la ” Cité des arts #3 ”  au Bao Café ( Cocody ) 

https://www.youtube.com/watch?v=H9qf1-cFZiQ&feature=youtu.be


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