[Interview] Hapsatou Sy, entrepreneure au service de la beauté noire

Hapsatou Sy, 37 ans a déjà fait un beau bout de chemin. Entrepreneure et mère de famille, elle est à la tête d’une entreprise de cosmétiques à son nom. Elle a bien voulu répondre à nos questions. Découvrez celle qui a fait de sa culture une force. 

Veuillez-vous présenter aux Ayanas

Je suis Hapsatou Sy, femme entrepreneure, maman et animatrice de télévision.

 

Parlez-nous de votre parcours

Je suis une jeune femme qui a décidé de monter sa boite à l’âge de 24 ans dans les cosmétiques, avant d’arriver par hasard dans le milieu de la télévision.

J’y ai fait plusieurs émissions (« L’inventeur 2012 » sur M6, « le grand 8 » sur D8 aux côtés de Laurence Ferrari, « Projet Fashion » sur D8 et « les terriens du dimanche » sur C8, aux côtés de Thierry Ardisson) et en parallèle, j’ai poursuivi le développement de mes différentes sociétés.

Concernant mon parcours scolaire, c’est un parcours assez atypique. J’ai fait du secrétariat avant de me réorienter vers du commerce international.

 

A lire aussi: [Interview] Masha, maquilleuse, blogueuse, chef d’entreprise

 

À la fin de vos études, qu’auriez-vous voulu faire ?

Je voulais être avocate ou entrepreneure. Je me suis réalisée en étant entrepreneure car plus jeune je voulais être « business woman ».

Parlez-nous un peu plus de votre marque

C’est une marque de cosmétiques pour toutes les beautés que j’ai créée en 2013.

Elle se compose de gammes capillaires, soins du visages et maquillage.

Fabriqués en France, nos produits contiennent des ingrédients naturels, sont faits à la main et ne sont pas testés sur animaux.

Je définis ma marque comme étant « Une marque efficace, qui apporte de la bonne humeur et crée de l’ambition ».

Nous avons une conception de la beauté globale pour offrir à chacun la beauté qui lui ressemble. Nous n’imposons pas de tendance mais la créons avec chacun de nos clients. Ils sont notre inspiration. Plus qu’une marque, c’est un lifestyle que nous souhaitons partager avec nos clientes.

Nous créons de l’ambition en communiquant à travers des ambassadrices,  des femmes entrepreneures de leur propre vie. L’époque du « Sois belle et tais-toi » est révolue. « Sois belle et fais ! », c’est le message que nous portons.

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à entrer et à vous engager dans le monde de la beauté ?

J’ai toujours été fasciné par ce milieu. J’ai une maman de culture peulh qui était toujours très apprêtée, même pour aller au marché. C’est le choc de mes deux cultures africaines et occidentales qui m’a donné envie d’évoluer dans ce milieu.

 

Pourquoi avez-vous décidé d’ouvrir une boutique en Côte d’Ivoire ? Pourquoi ce choix ?

C’était pour moi une évidence d’ouvrir en Côte d’Ivoire.

Ce pays est un formidable lieu de test pour ma marque avec une clientèle exigeante et coquette, un pays en fort développement et assez proche du Sénégal.

J’ai commencé au Sénégal en ouvrant ma première boite à beauté Afrique et il était évident qu’Abidjan serait la seconde ville où m’implanter.

Est-ce que votre vie personnelle a influencé votre vie professionnelle ? 

Absolument. Je pense que dans tous nos choix et nos actes professionnels, il y a toujours une inspiration personnelle. Donc oui, la femme noire que je suis, avec une double culture, qui vit en Europe qui voyage beaucoup en Afrique a fortement inspiré mon parcours professionnel.

 

A lire aussi: [Interview] Gliss, une animatrice radio passionnée de make-up

 

Comment avez-vous surmonté toutes les difficultés sachant que votre activité est très liée à votre image? 

En étant totalement transparente et en expliquant au quotidien à mes abonnés que ce que je fais n’est pas facile, que l’on ne peut pas gagner tout le temps.  Dans la vie, on échoue, on se relève, on teste des nouvelles choses, on prend des risques, ce qui sous-entend de ne pas toujours y arriver. Cela est mon quotidien et devient presque normal à mes yeux.

Quels conseils donneriez-vous aux Ayanas  qui souhaiteraient vous imiter ou avoir un parcours comme le vôtre ? 

D’abord, de ne pas m’imiter mais de faire ce qu’elles veulent faire, en fonction de leurs envies et leurs ambitions. En effet, chaque ambition et chaque réussite est différente et on doit respecter cela.

Elles doivent aussi rester elles-mêmes et l’assumer quoiqu’il arrive. Et dernier conseil :  ne jamais se priver de prendre des risques pour se réaliser.

 


x

A lire aussi

Awa Traoré Sinanta, de survivante du cancer du sein à activiste
*Initialement publié le 22/10/2019 Il y a de ces femmes qui savent transformer les citrons de la vie en de fraîches limonades. Awa Traoré Sina...
Interview: Dans la vraie vie, comment sont les acteurs de Maîtresse d'un Homme Marié?
Maîtresse d’un Homme Marié est LA série du moment. Tout le monde en parle. Cette série sénégalaise produite par Marodi TV a su séduire l’Afrique ...