Le jeudi 3 août 2023, la toile ivoirienne s’est enflammée suite à un post de la célèbre TikTokeuse Jada Dia. Présentant ses condoléances à l’épouse de l’ancien président Henri Konan Bédié, elle a aussi proposé de lui offrir une gamme cosmétique de produits blanchissants… Un nouveau scandale qui vient rappeler que la liberté d’expression a tout de même des limites et particulièrement sur les réseaux sociaux.

Un « altruisme » lourd de conséquences
Ce post qualifié d’acte « de bonne volonté » par la star des réseaux sociaux, a fait réagir les ivoiriens de toutes les classes sociales, pour qui c’est un manque de respect, une injure
Pour la jeune femme, sa sortie que plusieurs ont jugé déplacée n’a rien de mauvais ou du moins a été très mal interprétée.


Une justification qui n’a fait qu’en rajouter à la colère des ivoiriens qui continuaient de dénoncer une insensibilité face la douleur de la veuve éplorée et même de la nation entière. Une chaine de télévision privée a d’ailleurs décidé d’annuler la diffusion d’une émission à laquelle Jada a participé.
Suite à cette pluie de mécontentements, la jeune tiktokeuse prise de remords s’est exprimée sur ses réseaux sociaux avec une sincérité que personne ne lui soupçonnait. Des mots et des phrases qui retracent certes les malheureux faits, mais qui sont aussi la preuve palpable d’un repentir profond.

La liberté d’expression sur les réseaux sociaux et ses limites
D’un post où elle pensait juste dire ce qu’elle pensait, Jada s’est retrouvée à la une de l’actualité à scandales, avec son lot de commentaires à la fois désobligeants et haineux.
D’ailleurs, elle n’est pas la première star des réseaux sociaux à s’attirer la foudre des internautes pour un post, une expression, une image ou un commentaire.
Surnommé le » Roi de la marmaille, le général Camille Makosso avait lui aussi fait objet d’une interpellation suite à une affirmation infondée sur ses réseaux qui sont suivis par plus de 3 millions d’abonnés .
Aussi, la Coach Caviar plus connue sous le nom de coach Hamond Chic, a elle aussi fait le buzz après des conseils »intimes » donnés à ses followers (2 millions d’abonnés) sur l’utilisation de la Bétadine jaune. Et ce, sans prescription ou recommandations médicales. Des conseils qui ont fait réagir la HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle ) pour un démenti immédiat.
Pour ne citer que ceux la, il est clair que les réseaux sociaux sont un lieu d’expression libre par excellence, mais cette liberté doit rester encadrée par le respect des autres, de leur vie privée et même de la loi. En effet, en Côte d’Ivoire, des textes de loi punissent d’amendes et même de peines d’emprisonnement les actes commis sur les réseaux sociaux. On a encore en mémoire le cas de Diana Blé, une jeune internaute condamnée à 12 mois de prison ferme pour avoir repartagé des publications sur la profanation de la tombe de Dj Arafat en 2019.
C’est à prendre en compte avant, pendant et après chaque sortie ( post, clic, partage, commentaire, direct… )
Alors Ayana, une anecdote ou un avis à nous partager sur la liberté d’expression sur les réseaux sociaux ?



