Béa Blondin, fondatrice de l’agence de communication Beaba: “l’audace permet d’atteindre des sommets”

Béa Blondin, entrepreneure fondatrice de l'agence de marketing Béaba souriante

Belle, pétillante, dynamique et entreprenante, Béatrice Blondin Diop est assurément une Ayana girl. Dans la vie de tous les jours, elle se définit comme étant une communicante invétérée, une digital activiste et une amoureuse incontestée des métiers de la communication. Depuis maintenant 10 ans, elle évolue dans le secteur de la communication. En 2017, Béa Blondin fait le pari de monter son propre cabinet de conseil en communication dénommé BeaBa, qui rencontre un franc succès au pays de la Teranga. Elle a décidé de se dévoiler à vous, nature peinture et raconte son parcours, ses passions et son univers… 

Pouvez-vous nous résumer votre parcours professionnel à ce jour, en quelques mots ?

Béa B. : J’ai débuté ma carrière en tant que journaliste en France chez Canal+. Suite à cela, je me suis installée au Sénégal, mon pays d’origine où j’ai travaillé quelques mois pour la TFM, alors première chaîne de télévision sénégalaise. Puis, je me suis rendue compte que je préférais l’aspect business de la communication. J’ai donc créé un cabinet de conseil en communication qui s’appelle BeaBa comme mon nom mais qui fait aussi référence au B-A-BA, à l’essentiel de la communication. J’évolue dans ce secteur depuis 10 ans maintenant. 

Quels sont les services que propose votre agence de communication BeaBa ?

Béa B. : Nous offrons des services de communication 360°. Nous mettons en place des stratégies de communication qu’on déploie pour les clients. Nous les accompagnons dans la planification d’évènements corporate et nous intervenons aussi sur les stratégies marketing et social media. 

Est-ce difficile pour une jeune agence comme la vôtre, avec à sa tête une jeune dirigeante d’être pris au sérieux par de gros annonceurs au sein de votre marché ? 

La difficulté, c’est de se démarquer à travers notre valeur ajoutée, vu le nombre pléthorique d’agences qu’il y a en Afrique et au Sénégal particulièrement. Aujourd’hui, compte tenu de ma double culture, j’ai pu enrichir mon carnet d’adresses via mes expériences en France. Cet acquis nous a permis mon équipe et moi, de positionner l’agence comme étant un pont entre les entreprises occidentales qui souhaitent toucher une audience africaine, mais qui n’en maîtrisent pas les codes. C’est ce qui nous permet de nous démarquer des autres agences. Néanmoins, nous travaillons aussi avec quelques clients locaux. 

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Comment votre activité commerciale a-t-elle été impacté par la crise sanitaire ? 

Béa B. : Pour ce qui est de l’impact négatif, on peut dire que la Covid-19 a fortement affecté notre activité événementielle. Tous les événements prévus ont été soit reportés, soit annulés. Ça été un coup dur sachant que l’événementiel représente une grande partie de notre chiffre d’affaire. Concernant l’aspect positif, la Covid-19 a fait prendre conscience à bon nombre d’entreprises, à quel point il était important de se digitaliser. Chez nous, c’est une offre que nous proposons et on a pu observer pas mal de demandes venant de clients locaux, à ce niveau-là. 

L’an dernier, on vous a vu promouvoir le programme « Build Youth Capacities » en faveur de la jeunesse dynamique sénégalaise. Quels étaient les objectifs derrière cette initiative ? 

Béa B. : L’objectif est de former les jeunes africains sur les softskills à adopter afin de contribuer à leur employabilité. 

On pressent chez vous un besoin urgent de transmettre des valeurs aux plus jeunes. Quelles sont-elles ? Par quoi cela est-il motivé ? 

Béa B. : L’idée est de leur faire prendre conscience de leur potentiel sachant que quand on est jeune, on en doute. Et pour ceux qui en sont déjà conscients, il faut les booster de sorte à ce qu’il soit plus audacieux. C’est démontré que l’audace permet d’atteindre des sommets. Alors, mon but est d’apporter un coup de boost à cette jeunesse africaine qui a un potentiel énorme. Il faut oser se lancer dans l’entrepreneuriat ou même prendre un poste pour lequel l’on peut douter de ses qualifications. Souvent ce qui les braque, c’est la peur de l’échec. Mais échouer fait partie du processus d’apprentissage. Je suis la première à prendre exemple sur moi. J’ai connu deux grands échecs et j’ai compris qu’il fallait prendre des risques et sortir de sa zone de confort. 

Vous jonglez parfaitement entre le profil de l’épouse attentionnée, la maman poule, l’influenceuse mode et lifestyle et la working girl ultra connectée. Comment est-ce possible de relever tous ces défis au quotidien ? 

Béa B. : Avant, je me mettais beaucoup de pression, et cela m’a valu d’interrompre plusieurs projets auxquels je tenais. Puis, j’ai compris que nous ne sommes pas des Superwomen comme en voit dans les films et qu’il fallait que je fasse les choses à mon rythme. Une fois la pression retirée, les choses paraissent plus simples. Aussi, pour que tout cet équilibre tienne, il faut avoir le bon partenaire. Quelqu’un qui soit décidé à faire sa part. J’ai la chance d’avoir un époux extraordinaire qui fait sa part. Et, je tiens à préciser que ce n’est pas une aide, mais plutôt sa contribution à notre équilibre commun. C’est cette organisation qui me permet à mon tour de pouvoir gérer mes activités. Et même, mes enfants le comprennent car ce sont de grands garçons maintenant. Pour que les choses se passent bien à la maison, il faut que maman soit épanouie sinon si elle ramène son stress et ça n’arrange personne. 

Pour vous, c’est quoi être une femme africaine en 2020 ? 

Béa B. : En 2020, la femme africaine est résiliente et indépendante. 

Que peut-on vous souhaitez pour 2021 ? 

Béa B. : C’est d’avoir un troisième bébé. 

Un mot de fin ?

Béa B. : Je trouve cela génial qu’il y ait des magazines comme Ayana qui soit dédié à la gente féminine et qui promeuvent la sororité car je trouve que c’est une belle valeur. Entre femmes, on est souvent taxé de jalouses entre nous, de se faire des coups bas et ce serait bien de pouvoir effacer cette image là. Il est important de montrer que bien au contraire, c’est parce qu’on est solidaire, qu’on travaille mieux en général et qu’on est plus forte. C’est grâce à des médias comme les vôtres que les femmes comprennent l’intérêt d’être bienveillantes les unes envers les autres. 

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