La précarité des travailleuses domestiques une réalité

Communément appelées servantes, Les travailleuses domestiques sont aujourd’hui dans presque toutes les familles africaines. Elles y font le ménage, la cuisine, le babyciting et bien d’autres taches pour un salaire négocié au préalable avec les employeurs. Cependant, elles font l’objet de plusieurs violences dans leurs maisons de service. Les plaçant ainsi au cœur des affaires criminelles et de violences basées sur le genre.

L’heure est grave !

En effet, l’heure est grave chères ayanas. Travaillant pour la plupart dans l’informel, ‘’les servantes’’ essaient tant bien que mal de satisfaire les besoins de chaque membres de la famille qui l’emploi.  Cependant, leurs efforts ne font pas toujours l’humanité. Les statistiques du Réseau Ivoirien Pour La Défense Des Droits De L’Enfant Et De La Femme (RIDDEF) datant de 2019 ont mis en relief les types de violences dont sont victimes les aides ménagères :

  • Non respect des heures légales de travail
  • Non-respect du Salaire interprofessionnel garanti (SMIG) e
  • Violences d’ordre moral, physiques et sexuelles exercées contre la personne de l’employée domestique.

Au titre des violences morales

  • 34,5% le subissent sous forme d’humiliation,
  • 47,1%sous forme d’injures
  • 20,3%sous forme de privation.

A lire aussi: Harcèlement au travail: comment y remédier efficacement?

Les aides ménagères appellent au secours

Avec un âge généralement compris entre 10 et 30 ans, les aides ménagères sont particulièrement exposées à toutes formes de violences au sein des familles qui les accueillent. A la conquête d’un mieux-être et d’une situation financière plus reluisante. Suite au meurtre de deux d’entre elles, en Côte d’Ivoire en Juillet 2022, l’Association pour la Défense des Droits des Aides-ménagères de Côte d’Ivoire (ADDAD CI) a décidée qu’il était temps d’agir tous ensemble pour  mettre fin à un tel phénomène social. Elle s’est donnée pour mission de sensibiliser les populations sur les violences faites aux travailleuses domestiques, de former les aides ménagères sur leurs droits en tant qu’êtres humains, et de les assister en cas de situations d’insécurité.

Chères ayanas, écrivons ensemble une histoire plus gaie !Partage cet article pour faire passer l’information et sauver des vies.

Decouvrez en plus sur:Comment la loi ivoirienne protège-t-elle les femmes des violences basées sur le genre ?

Nahadjenin Seleho


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