Un nouveau #PrayFor…

Hier, comme de nombreux ivoiriens, j’avais décidé de partir à Grand Bassam pour faire découvrir à notre invitée Scheena Donia ce joyau ivoirien… Au programme, déjeuner, balade, shoot, et détente. Mais l’heure fixée pour le départ,  je me suis dit «  attends ? Si on se faisait un miss Zahoui ici avant de partir ? ». Puis appels, tweets, post Facebook… on apprend que Grand Bassam est attaquée. Sans vraiment comprendre ce qui se passe, nous prenons la direction opposée pour quand même lui montrer la beauté de notre pays. Sur le coup, on s’assure qu’elle peut prendre l’avion et pour le reste, on regarde l’information venir à nous. La suite vous la connaissez…
Depuis mon réveil ce matin  plusieurs sentiments m’ont animée. Tout d’abord la tristesse, comme une vraie goubestine*, parce qu’on a le cœur brisé quand on voit autant de méchanceté gratuite. Ces personnes décédées encore une fois pour RIEN mais RIEN DU TOUT. Ensuite la colère. Mais contre qui être en colère ? Les autorités? Les Nations Unies? La France ? Les USA ? L’Allemagne ? La RTI ? La police ? L’armée? À nous ? M’enfin colère contre qui ? A qui la faute ? Aux terroristes ? Oui surement, mais que pouvons-nous attendre de ces idiots surtout quand ils sont lourdement armés (d’ailleurs je me demande toujours comment ils ont réussi à s’armer autant)
IMG_0325Avec le temps, le terrorisme s’est installé dans notre langage, puis petit à petit dans nos vies. Alors si vous me demandez si j’étais surprise de voir sur twitter le hashtag #AttaqueBassam, je vous dirais que NON. Après tout on nous l’avait dit, on nous avait prévenus. Ces mecs​ ​sont les seuls qui préviennent avant d’attaquer mais qui​ arrivent quand même à nous surprendre. Ce sont les seuls, qui tuent impunément à visage​s​ découvert​s et qui ont droit à la parole dans les médias. Ces hommes on​t​ réussi à se donner le droit de vie et de mort sur n’importe quelle personne, dans n’importe quel endroit de la terre et puis « ça ne va pas quelque part ».
On aura beau écrire les hashtag, pour chaque pays touché, il n’en reste pas moins plusieurs questions qui me reviennent sans cesse : A part faire mon post Facebook et twitter habituel… Mon Dieu, que faut-il faire pour qu’ils arrêtent ces massacres ? Quand est-ce qu’on devra prendre les choses en main pour stopper ces imbécilités ? Comment venir à bout de cette terreur ?
Cet après-midi en écrivant ces lignes un seul sentiment m’anime: la «formidable» impuissance de ne rien pouvoir faire. Ce sentiment qui fait de nous les spectateurs de notre destin. De regarder les choses se faire et espérer qu’elles ne nous arrivent pas.
Tout ce que je sais, c’est que j’aimerais voir un monde dans lequel ma fille grandit sans avoir peur de voyager, de marcher sur une plage, s’asseoir à une terrasse de café, aller à un concert, aller à l’école, d’apprendre, de découvrir des choses
Que puissent les vivants vivre en paix et  les âmes des défunts reposer en paix. #PrayForTheWorld
Retrouvez moi sur Facebook Twitter et Instagram

*goubestine : sentiment de tristesse et de déprime quand on a le cœur brisé.


x

A lire aussi

La fête de Kwanzaa, Noël version africaine ?
Qui sait depuis combien de temps fêtons-nous Noël ? À moins de demander à tonton Google, on a l’impression qu'elle se fête depuis la nuit des tem...
Ces marques qui font des snacks à l'ivoirienne
« Consommer local » Ce mot d’ordre sympathique mais véritablement engagé revient assez souvent dans les discours. Sur les réseaux sociaux, on ...
Recevez Ayana Chez-Vous