[Fête des mères] Elles nous racontent leurs accouchements

Les mères décrivent la plupart du temps l’accouchement comme l’un des plus beaux jours de leurs vies. A l’approche de la fête des mères, on a voulu avoir quelques témoignages. On vous laisse découvrir les histoires d’Awa, Marina et de Blanche.

Awa, la maman qui se sape comme jaja pour aller accoucher

 

“Je suis étudiante en communication et j’ai 2 enfants. Pour mon premier accouchement, celui de mon fils,  j’étais excitée, impatiente de voir mon bébé comme toute future maman. Alors, la veille de mon accouchement, comme  j’avais de petites contractions, monsieur décide de m’accompagner à l’hôpital. Pour aller à l’hôpital -je ne sais pas trop ce qui m’a pris- j’ai porté mes talons et une belle robe. Arrivés à la clinique, j’explique ce qui ce passe au gynécologue, il m’examine et il se met à rire. Il dit :

Tu as mis des talons pour venir accouché? Ok, ça ne chauffe pas bien.

 

Même les autres me faisaient cette remarque. Mais je ne comprenais pas jusqu’à ce que le jour du vrai travail arrive. J’ai su de quoi il parlait. Dieu merci, tout s’est bien passé et j’ai donné naissance à un joli garçon. ”

 

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Marina, la maman qui a beaucoup attendu

“La naissance de ma petite princesse Ashna-Marcelle a été l’un des plus beaux jours de mon existence. Tout s’est passé en juillet 2018. Il faut dire que j’avais dépassé mon terme de 10 jours. Je devenais de plus en plus stressée. Je me posais mille-et-une questions:

Pourquoi ne vient-elle pas ? N’a t-elle pas envie de me voir ? A-t-elle un problème ?

Le pire, c’est que je n’avais aucune contraction, pas de perte du bouchon muqueux, pas de perte d’eau… rien de rien.

 

Et le fameux jour (ENFIN)! Un lundi à 5h du matin , j’ai commencé à perdre les eaux. Non mais j’ai dansé (rires) ! Juste après,  les premières contractions ont commencé. Ma mère et moi nous sommes précipitées à l’hôpital.

 

Il était 6h15 quand la sage-femme est venu me faire accoucher. Mais non, la petite n’était pas prête du TOUT à sortir . Comme j’avais dépassé mon terme, mon gynécologue a décidé de déclencher mon accouchement. On m’a alors fait une première injection mais elle n’était toujours pas prête à montrer le bout de son petit nez (rires). Ils m’ont mise alors sous perfusion pour accélérer le processus, mais non non non, bébé se sentait trop à l’aise pour chercher la route et venir.

 

Il était près de 19h et toujours RIEN. Ça commençait vraiment à m’inquiéter,  parce que je commençais à avoir très mal.

 

C’est ainsi que mon gynécologue est venu m’annoncer qu’on fera une césarienne. Et… j’ai pleuré. Quand on m’a envoyé dans la salle de préparation, j’ai demandé qu’on me laisse seule pendant 1 min, j’ai pris mon chapelet, j’ai fait une dizaine à maman Marie et j’ai parlé à mon ventre. J’ai dit:

Championne fais tu vas venir, je suis feeh djo*, Amen

 

Grâce à Dieu, tout s’est bien passé. J’ai rien senti durant l’opération, et je ne peux pas décrire l’immense joie que j’ai ressentie à son premier cri. J’ai dit intérieurement “JE SUIS MAMAN, MERCI PAPA DIEU”. Eh oui après 09 mois de peur, nausées, vomissements, douleurs lombaires,pieds enflés, et tout ce que vous pouvez imaginer encore, elle était là, je pouvais enfin voir son tout petit visage. Je l’ai appelé Ashna. Oui, ma Ash est née. Aujourd’hui elle a 09 mois et c’est la plus belle des petites filles.”

* fatiguée
Blanche, enceinte

Blanche: “Ah, tu ris moins”

“J’ai commencé à avoir mal 24h avant mon accouchement. Un jour de Septembre à midi, je commence à avoir des contractions. Le mal allait de manière croissante. La première contraction, j’ai rigolé en disant à ma mère
 On dirait que je commence à voir mal au ventre hein  (rires)
Elle me répond: “et ça te fait rigoler ?” Je reponds par l’affirmative et je continue de rigoler.
Au fur et a mesure que j’avais mal, mon visage se froissait également au même rythme. Et là, ma mère qui rigole en disant: ” ah, tu ris moins.
Aux environs de deux heures du matin, les contractions devenaient de moins en moins espacées, et comme j’avais mal, ma mère proposa qu’on aille voir une tante sage-femme qui n’habite pas loin. Moi qui pensais que j’étais prête a accoucher, la dame m’osculta et me dis que je suis à deux doigts.  Je lui demande donc ce que cela signifie. Elle me répond qu’il faut être à 6 doigts pour accoucher. J’étais choquée et effrayée. Elle m’a conseillé d’aller dormir et m’a donné rendez-vous à sept heures pour un accouchement par voie basse.
Je n’ai pas du tout dormi. Je gémissais de douleur. Personne n’a vraiment dormi à la maison ce soir-la. Je ne faisais que marcher dans toute la maison.
7 heures: direction le CHU. J’ai patienté dans la douleur des contractions jusqu’à midi. J’ai même parlé dans ma langue maternelle ( que je ne sais pas parler à la base), tellement j’avais mal (rires).  Cet épisode a fait l’objet de taquinerie venant de ma mère pendant des mois après mon accouchement.
Selon la sage femme, pour un premier accouchement, j’ai été très courageuse. Et encore que je ne fais que 50 kilos, mon fils est né avec 3,600 kilos et par voie basse. Celles qui sont mères savent qu’un enfant de 3,600 kilos est costaud.
Quand on me l’a mis sur la poitrine, j’ai senti un vrai soulagement et une joie inexplicable. 

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