[ Edito] Survivants

Ça y est, on y est ! Décembre et son lot de fêtes, de paillettes, mais aussi son lot de bilans et de résolutions…

Cette année, comme les précédentes, il y a toujours des leçons à tirer de nos expériences. Ce que je retiens de 2016, est une vérité flagrante qu’on a tendance à oublier : La vie est courte.

Elle l’a surtout été pour certains de mes amis cette année. Eh oui, en 2016, si certaines grandes stars ont tiré leur révérence, j’ai également vu tomber mes amis, les frères, sœurs ou amis de certains de mes proches presque comme une épidémie. On a souvent tendance à se croire « immortels » tout simplement parce qu’on oublie à quel point la vie est courte.

Pourtant, s’il y a une chose qu’aucun d’entre nous ne pourra éviter, c’est bien la grande faucheuse (qui n’a pas pris l’habitude de prévenir de son arrivée). Au-delà de la peine causée, par ces départs, de la fatalité de ces séparations, j’ai pu vraiment réaliser que demain n’est pas un acquis et que chaque nouveau souffle de vie, fait de nous des survivants.

Un survivant, est celui qui a traversé plusieurs épreuves et qui malgré tout,  continue de sourire à la vie et de garder la tête haute. Un survivant, c’est celui qui prend la mesure des choses qui l’entourent et perçoit mieux leur valeur car il sait que d’un moment à l’autre, il peut tout perdre. Une fois que nous prenons conscience de cela, nous avons un autre regard sur la vie. Les leçons qui en découlent sont nombreuses et divergent en fonction de chacun d’entre nous. Pour ma part, je vous partage trois (3) des nombreuses leçons que ces départs m’ont appris.

Lâcher-prise :

Adepte, de l’envie de voir tout parfait , de tout contrôler, comme je veux et selon ce que j’ai imaginé, j’ai enfin compris et découvert ce qu’on appelle « le lâcher-prise ». Eh oui, quand tu perds quelqu’un que tu as mal, tu as beau taper, crier, pleurer… Cette personne ne reviendra pas. De même dans la vie, il faut comprendre qu’on a beau tout faire, nous ne pouvons pas changer certaines situations, ou certaines personnes. S’entêter à le faire, c’est perdre de l’énergie que l’on pourrait utiliser à faire quelque chose de plus constructif. Les personnes qui perdent un être cher, finissent par relativiser. Même si, la douleur ne part pas, elles continuent de vivre en gardant en elles, les meilleurs moments. Lâcher-prise c’est arriver à se dire : ” c’est comme ça, et pas autrement, et tu ne peux rien y faire, alors laisse couler ,  va de l’avant ” et à l’accepter.

Résultat de recherche d'images pour "lacher prise"Se concentrer sur l’essentiel :

Tout d’abord,  il faut savoir que l’essentiel c’est vous et votre bonheur.  Et pour commencer à se concentrer sur l’essentiel, il faut déjà s’assigner des objectifs de vie, définir ou redéfinir sa notion du bonheur, connaître ou se souvenir de ce qui est important pour nous. Puis, dans chaque petite chose du quotidien, se rapprocher de cela. Par exemple, parce que j’ai compris que les souvenirs c’est tout ce qui nous restent quand on perd quelqu’un, je m’attèle à passer des moments de qualité avec ceux que j’aime, d’être la pour eux, et leur rappeler combien je tiens à eux. De même, j’essaie d’en apprendre un peu plus sur moi, pour rester concentrée en cas d’adversité. Se concentrer sur l’essentiel, c’est se rappeler que chaque jour peut être le dernier , donc du mieux qu’on peut, éviter de perdre le temps sur des émotions, contrariétés, ou situations qui nous rendent malheureux.

Pratiquer la reconnaissance : 

La vie est dure, les journées peuvent être harassantes, les gens méchants, les contrariétes diverses et répétées, etc. Quand on a le nez dans le guidon et qu’on est submergé par nos responsabilités quotidiennes, on peut perdre plaisir à faire les choses  et par ricochet perdre de vue nos grâces. Et je ne parle même pas du souffle de vie que nous avons, cette chance qui nous permet tout les matins d’être une meilleure version de nous . Pratiquer la reconnaissance pour moi, c’est quand je ne suis pas bien, regarder en arrière et voir d’où je viens et constater que ce n’est pas si mal en fait.  C’est prendre du recul par rapport à mon quotidien et compter toutes ces mains qu’on m’a tendues alors que je ne savais pas où donner de la tête. Constater que j’ai une fille en bonne santé, qui mange à sa faim et qui se permet de ne pas aimer  les gâteaux au chocolat que je fais ( non mais ?).

En tant que survivant, le seul pouvoir que nous avons, c’est celui d’incliner notre destin en fonction de nos choix, de tirer des leçons de nos expériences et de grandir humainement. Aussi éphémère qu’est la vie, il important de saisir chaque instant qui s’offre à nous et d’en faire quelque chose de magique avant qu’il ne soit trop tard.

En espérant que 2017 soit une meilleure année, portez-vous bien .

 

Par Amie O.Kouamé

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Hommage à Sandrine, Alden, Aurelia , Aurelia B, Kichou… à tous ceux qui sont partis trop tôt !

 

 


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