Dallas Buyers Club, un film “coup de poing” mais porteur d’espoir

Mon weekend m’a permis de profiter posément des joies de la farniente et de découvrir ainsi Dallas Buyers Club, le film qui a raflé tant d’oscars au cours de cette année 2014.

L’histoire: 1986, Dallas, Texas, Ron Woodroof (Matthew McConaughey) âgé de 35 ans est un cow-boy homophobe. Sa vie est un mélange visqueux de sexe, drogue et rodéo. Tout bascule quand, diagnostiqué séropositif, il ne lui reste que 30 jours à vivre. Révolté par l’impuissance du corps médical, il recourt à des traitements alternatifs non officiels. Au fil du temps, il regroupe d’autres malades en quête de guérison : le Dallas Buyers Club est né. Mais son succès dérange, Ron s’investit alors dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales. C’est son combat pour une cause nouvelle mais aussi pour sa propre vie.

Pendant toute la durée du film, j’ai été estomaquée par le jeu d’acteur de Matthew McConaughey  mais aussi par sa performance physique. Pour incarner à la perfection le rôle de ce personnage atteint du SIDA, Matthew s’est imposé un perte extrême de poids  (il est définitivement mon acteur préféré). Jared Leto (son acolyte dans le film) n’est pas en reste avec son rôle de travesti contaminé lui aussi par la maladie du siècle.

https://www.youtube.com/watch?v=8YONnXO8QyY

L’histoire était assez exceptionnelle en soi, et tout était réuni pour que l’empathie et l’émotion coulent de source, sans qu’il n’y ait besoin de forcer le trait.

Ce qui fonctionne le plus, ce sont les dialogues. Parfois drôles, souvent sincères, c’est un régal de voir ces acteurs – déjà excellents – prononcer toutes ces phrases qui sonnent justes.

N’oublions pas Jennifer Garner qui joue le rôle d’une doctoresse qui vient épauler ces deux gugus à faire tourner leur club d’entraide aux malades du SIDA. Elle est correcte dans son rôle, sans plus. Les trois acteurs sont incroyablement justes, émouvants sans tomber dans le pathos, pénétrés par leur rôle ce qui évite un côté manichéen qui aurait été pénible. D’autres auraient pu reprocher au film sa longueur mais je dois admettre que je ne les ai pas senties.

Bref, foncez le voir !

 


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