[Interview] Tatiana Akonan, Mimi Fashionistas

Notre Ayana du jour est une vraie passionnée de tout ce qui touche à la beauté. énergétique et pleine de ressources, notre maman entrepreneure a su bâtir d’une main de fer ce qui représente pour elle l’avenir de ses enfants. Pour réaliser son rêve elle a pris des risques, des risques qu’elle ne regrette pas aujourd’hui.

Ayana Webzine : présentez-vous à nos lectrices.

Mimi: Je suis “mimi FASHIONISTAS”, à l’état civil Tatiana AKONAN, mère de 3 enfants. J’ai une double formation de commerce international ,marketing et direction d’équipes commerciales.J’exerce dans le transport international mais aussi et surtout dans le domaine de la beauté : je suis à la tête de 3 instituts de beauté dans les communes de Cocody, Treichville et Yopougon. Je suis aussi Conseillère beauté et esthétique.

AW: Une double formation qui n’a rien à voir avec le domaine de la beauté, Expliquez-nous ce fait .

Mimi:Oui oui, effectivement Je suis venue à la beauté par pure passion et j’en ai fais mon business par la suite.

Du retour d’un voyage de Dakar, j’ai testé des produits à l’aéroport et j’ai vraiment adoré. En fait Je me maquillais avant mais rien de “professionnel” et une fois à Abidjan, j’ai décidé d’en racheter (pour ma propre utilisation) mais c’était vraiment difficile d’en trouver.

Ensuite, J’ai commencé à m’intéresser au “maquillage de qualité”. Il faut dire que le marché était envahi de produits mais de qualités douteuses. J’ai donc profité d’un voyage en France pour me ravitailler. Et je me suis dit tient pourquoi ne pas en proposer à mes copines et par ricochet à d autres dames qui vivent la même galère que moi pour trouver des produits de qualité ; de fil en aiguille j’ai commencé à les vendre sur Facebook. Et voilà comment est né fashionista.

J’ai commencé à vendre de chez moi, à ma descente du travail entre 17h et 21 h, étant dans le temps en activité dans le transport maritime. Suite à la demande pressante, j’ai dû ouvrir une petite boutique dans le marché de Belleville, ensuite une autre aux 2 plateaux aux perles. Après 3 ans, j’ai décidé de me “professionnaliser” et d’agrandir cette activité qui devenait de plus en plus présente dans mon quotidien. J’ai donc progressivement ferme les 2 petites boutiques afin de lancer des instituts de beauté. Gros gros challenge, le plus gros de ma vie je dirais.

AW : Que pense votre moitié de tout cela?

Mimi : Il me soutient. Il m’encourage. Ce n’est pas toujours facile car j’ai des enfants en bas âge. Mais il fait de son mieux, au début c’était un peu abstrait pour lui, mais quand il a senti que j’avais besoin de lui, il a répondu présent. C’est même lui qui faisait les courses de mes premiers ravitaillements par exemple.

AW : C’est mignon ça, et encourageant.

 Mimi: Oui vraiment, je tiens à lui dire merci d’être là tout simplement. J’ai aussi mon meilleur ami qui est une bénédiction pour moi. Un soutien indéfectible. Je lui dois vraiment beaucoup. Ses encouragements m’ont portés.

AW : Quels sont les difficultés rencontrées en mettant sur pied votre business.

Mimi: Dans le temps, j’étais en activité. Je vendais à ma descente entre 17h et 21h, et Je n’avais donc pas beaucoup de temps pour ma famille.

J ai donc décidé d’ouvrir une boutique à Belleville*  afin de préserver mon cocon familial. L’accès y était vraiment difficile. À tel point que les clientes venaient et repartaient sans trouver l’endroit. C’était frustrant et pour elles et pour moi. Il y a aussi la concurrence. Il y en a toujours eu depuis le début, mais ça c’est le signe que ton activité est prometteuse. Avec de la persévérance et une meilleure organisation, Fashionistas est encore là.

AW :  Vous est il dejà arrivé de vouloir tout laisser tomber? qu’est-ce qui vous a donné l’envie de persévérer ?

Mimi : Ahhhhh ouiiii. Chaque année au moins une fois.J’ai vraiment failli laisser tomber à 2 reprises. Jai persévéré déjà Grâce à mes clientes.Elle mon moteur, merci pour leur fidélité, pour leurs encouragements, elles sont nombreuses à nous recommander. L’équipe Fashionistas leur est si reconnaissante. Merci merci.

De plus j’aime vraiment ce que je fais. Les sourires de satisfaction sur le visage de mes clientes Je me nourris de ça au fait.Il faut noter que Je ne suis pas esthéticienne ou même maquilleuse initialement. J’ai dû me former au fil des années car il est bien beau d’aimer ce qu’on fait mais c’est encore mieux de savoir de quoi on parle.

 

13321301_1750266218518376_429079059_oAW :  Ouvrir 3 magasins en même temps cela demande beaucoup de moyens. Que pouvez vous  répondre à ceux qui diront que vous avez eu plus de chance parce que vous aviez certainement les moyens pour mettre sur pied  votre business.

Mimi : J’ai effectivement pris beaucoup de risques car j y ai mis tout ce que je possédais. Mes ressources, mon temps, mon énergie … des nuits blanches … De plus, les choses se sont faites justement en chaîne car chaque institut a plus ou moins financé l’autre.

AW : Vous etes vraiment à fond pour allier travail, business et vie de couple sans vous fatiguer. pourquoi avoir fait ce choix ?

Mimi : Il est important pour moi de garder un pied dans ma première activité mais il faut avouer que Fashionistas a grandement pris le pas sur celle-ci. De telle sorte, que je me pose de grandes questions … Je suis peut-être ambitieuse de tout vouloir en même temps mais cela participe à mon épanouissement.

AW :Votre Premier geste au réveil ?

Mimi : Le matin au réveil Je cours prendre mon fils, c’ est lui mon réveil, il se réveille toujours avant moi à une heure plus ou moins précise.  il a tout de même un 2e réveil en renfort.

AW : l’ astuce beauté dont vous ne vous en passez pas?

Mimi : Mon blush et mon démaquillant, le blush c’est la bonne mine garantie.

AW :Quels sont  vos projets à long terme ?

Mimi : Déjà, profiter de ma famille qui est mon socle, ensuite faire de FASHIONISTAS un endroit de référence dans le milieu de l’esthétique et du bien-être en Côte d ivoire et pourquoi pas dans la sous région??

AW :  un conseil à celles qui hésitent à entreprendre par peur.

 Mimi : Avoir peur est naturel devant de nouveaux challenges mais il ne faut pas que cela bloque notre élan. Le seul risque c’ est d échouer et là encore on apprend. Si vous avez peur, cela ne doit pas vous stopper au contraire, cherchez de l’aide pour peaufiner au mieux votre projet, prenez le temps qu’il faut et foncez!

Interview réalisée par Fatoumbi.M

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