La Côte d’Ivoire a enfin sa propre voiture ! Du moins, c’est ce que tout le monde dit… Mais derrière les beaux discours et les annonces grandioses, que cache vraiment Kpandji, le fameux 4×4 « made in Côte d’Ivoire » ? Est-ce vraiment une création 100 % ivoirienne ou juste une voiture importée et maquillée aux couleurs locales ? Accrochez-vous, on vous dit tout !
Kpandji : un 4×4 au cœur de la sauce
Annoncée comme la première voiture ivoirienne, Kpandji fait sensation. Son nom, qui signifie « racine de l’arbre » en baoulé, évoque la solidité et l’identité locale. On nous promet un véhicule robuste, parfait pour nos routes parfois… compliquées. Mais y a-t-il un hic ? Oh que oui !
Car avant de crier victoire, il faut se poser LA question qui fâche : est-ce vraiment une voiture fabriquée ici ou juste un puzzle de pièces venues d’ailleurs ?

Made in CIV ou Made in V.I*
Vendeur d’illusion*
Soyons honnêtes, fabriquer une voiture de A à Z demande un savoir-faire énorme. Or, la Côte d’Ivoire n’a pas encore d’usines capables de produire des moteurs, des boîtes de vitesse ou des composants électroniques. Alors, d’où viennent les pièces de Kpandji ? D’autres pays, évidemment !
Ce procédé s’appelle le CKD (Completely Knocked Down) : en gros, les pièces sont fabriquées ailleurs (souvent en Chine ou en Turquie), envoyées en kit en Côte d’Ivoire, puis montées ici. Résultat ? On a une voiture assemblée chez nous, mais pas réellement « fabriquée » ici.
Ça vous rappelle quelque chose ? Oui, c’est un peu comme ces « créateurs de mode » qui achètent des vêtements en gros à Dubaï et ajoutent juste leur étiquette avant de les revendre comme « designers »…

Mais alors, est-ce une arnaque ?
Pas forcément ! Beaucoup de pays ont commencé comme ça avant de développer une vraie industrie automobile. Et franchement, voir une marque ivoirienne sur le marché, c’est déjà une avancée. Mais il faut que la com’ soit claire ! Parce qu’à force de dire « première voiture ivoirienne », on risque de créer de fausses attentes…
Si demain on découvre que Kpandji a juste changé le logo d’un modèle étranger et repeint la carrosserie, là, ce serait une vraie arnaque marketing. Mais si l’objectif est de poser les bases d’une future industrie locale, alors on peut espérer voir un jour des voitures vraiment 100 % ivoiriennes. De plus, toute la main-d’œuvre employée dans l’assemblage est ivoirienne, ce qui représente déjà une avancée en matière de transfert de compétences et de création d’emplois locaux.

Kpandji, un premier pas… à suivre de près !
Les Ivoiriens sont fiers de leurs innovations, mais veillent au grain quand il s’agit de leur drapeau. Alors, Kpandji, on garde un œil sur le process ! Si c’est juste un coup de com’, les Ivoiriens se chargeront à coup sûr de faire regretter au promoteur son initiative. Mais si c’est le début d’une vraie aventure industrielle, alors on ne peut que soutenir et espérer voir un jour une voiture 100 % ivoirienne rouler sur nos routes.
En attendant, N’yanmi blo* Kpandji !
Bonne chance*
Nhiang’O Sb



