Suite à une agression survenue le samedi 16 mars au nord de Libreville à Akanda, l’artiste chanteuse Créol fait une sortie en larmes.
Elle aurait été victime d’une agression physique. Dans cette vidéo postée il y’a 4 jours, elle montrait ses blessures sanglantes causées par les agresseurs. Ainsi que les marques sur son corps confirmant ses propos sur l’attaque dont elle a été victime et les premiers soins qu’elle a reçu dans une clinique de Libreville. Que-ce qui s’est réellement passé ?
Deux versions recueillies
En effet, la vidéo poignante de l’artiste en larmes était d’abord entourée de mystère. Elle a ensuite suscité une vague de soutien massif sur les réseaux sociaux venant des followers de la victime et un post d’Aïcha Wannel qui avait émis des doutes quant aux motivations réelles de Creol.

Les premiers témoignages et certaines sources disaient qu’elle aurait été agressée par des individus non identifiés. Puis l’affaire a évolué avec plusieurs détails vérifiés. Selon plusieurs médias gabonnais, la célèbre chanteuse gabonaise aurait été brutalement attaquée, frappée et retrouvée dans un état très critique suite à une altercation avec les policiers de la ville.
‘’ Loin des spéculations, Creol aurait été confrontée aux agents de forces de l’ordre entre 12 et 14 heures dans la commune d’Akanda pour violation du sens interdit. Refusant d’obtempérer, elle a plutôt choisi de filmer les policiers en action. Dans l’échange qui a suivi, un policier a été violemment mordu par la chanteuse, entraînant une blessure sérieuse et une invalidité de 6 jours. Chose qui a poussé les policiers à utiliser la force et les coups pour la contraindre à obtempérer ’’ Affirme plusieurs sources au Gabon
Qu’en est-il du respect des droits de la femme ?
Il est vrai qu’elle a été prise en infraction et que son statut d’artiste ne lui confère pas des passe-droits. Mais est-ce nécessaire d’en venir à la violence physique pour lui faire entendre raison ? Et qu’en est-il du respect des droits de la femme ?
Quoi qu’il en soit, cette violence et ses actions vont à l’encontre des principes de justice et des droits humains fondamentaux. Par ailleurs, rien n’excuse une telle violence faite à la femme encore en cette année 2024.
Une enquête est en cours pour faire la lumière sur cet incident. Afin d’établir les responsabilités des uns et des autres et garantir la justice. Tout protégeant les femmes.
Nahadjenin Seleho



