Vous la connaissez sûrement. De la télé au cinéma, de TA3 à Niabla, de Marabout Chéri à Eki, Les coups de la vie, ou encore Obatanga, Christelle Gougoué brille de plus en plus à l’écran. La sympathique actrice a accepté de se prêter à nos questions le temps d’une interview. On vous laisse faire connaissance avec ce talent attachant et surprenant à bien des égards.
Bonjour Christelle. Avant d’aller plus loin, on aimerait bien connaitre celle que tu es hors caméra
Je suis une jeune femme qui aime le cinéma et qui adore le sport, particulièrement le foot. Un peu caractérielle, avec des principes de vie qui font de moi une femme persévérante, optimiste et très prévenante. Bonjour AYANA.
On a fait nos petites recherches et quand tu dis adorer le foot, ce n’est pas de la blague. Parce que tu as également été journaliste sportive, avec un don particulier…
Ma passion pour le foot a commencé le 12 juin 1998, lors de la finale France-Brésil, de la Coupe du Monde de football. Je suis tombée amoureuse du Brésil. Quand on a perdu le match, j’ai pleuré toute la nuit. Quelques années après, j’ai fait de ma passion mon métier, je suis devenue journaliste sportive et j’espère être un jour commentatrice de match.
Pour ce qui est du « don », c’est que je me trompe rarement sur les scores de match.
Au tour de Christelle Gougoué, l’actrice, de se présenter
Celle-là, c’est une jeune femme passionnée, qui a joué dans plus d’une vingtaine de séries et films à succès. Pour les séries, je peux citer TA3, LES COUPS DE LA VIE, VIRAGE, MELODY, L’AFFAIRE BOMBLIN, LES HISTOIRES DE RORO, EKI, JUSTE QUELQU’UN DE BIEN 2, OBATANGA, NIABLA. Et pour les films, on a L’INTERPRETE 1, DANS LA PEAU D’UN CAÏD, DJAGASSA, MARABOUT CHERI, ETERNEL, pour ne citer que ceux-là.
J’ai aussi reçu le Trophée de la deuxième meilleure actrice nouvelle génération décerné par TIF MAG en 2016.
Le cinéma et toi, comment l’histoire commence ?
Depuis toute petite, j’ai toujours voulu être actrice, et même si ma famille n’était pas totalement convaincue, je n’ai jamais abandonné ce rêve. Mon premier casting, c’était dans mon lycée. Il s’est plutôt bien déroulé vu que c’étaient des scènes d’école que je devais jouer. Et j’ai été retenue sur le coup pour faire partie de la série TA3, en 2011-2012. Et de la télé au cinéma, le chemin s’est fait tout seul.
En 10 années de métier, tu as sûrement une anecdote marquante à nous partager…
Une situation mémorable ? Une fois, j’ai dû dormir à la belle étoile avec les moustiques, dans un village lors d’un tournage. C’était une expérience inoubliable.
Une autre que tu n’oublieras pas de si tôt, c’est ton rôle d’Adjoua dans Niabla. Parle-nous d’elle
Incarner le personnage d’Adjoua dans « Niabla » a été particulièrement gratifiant. C’était un rôle complexe, mais je voulais le faire pour soutenir toutes les femmes qui traversent des situations difficiles.
Adjoua est une jeune mère célibataire dont la fille est drépanocytaire et doit subir une opération d’urgence. Adjoua qui est prête à tout pour sauver la vie de sa fille passe par le « BIZI » pour avoir de l’argent. Malheureusement, elle disparaît après que sa sœur Siablé soit arrivée la rejoindre à Abidjan après plusieurs années de séparation. Bon, je ne vous en dis pas plus pour éviter de spoiler. Je sais que certains n’ont pas encore vu la série. Rendez-vous sur l’appli myCANAL pour en savoir plus…

Être jeune actrice, en Côte d’Ivoire, en 2023, comment c’est au quotidien ?
Je suis actrice à plein temps et contrairement à beaucoup de préjugés, le cinéma fait vivre quand tu sais t’y prendre.
Être actrice ici, c’est aussi avoir souvent des avantages, même si au final notre manière de vivre change malgré nous. On doit aussi faire face au quotidien au droit de cuissage, qu’on évite tant bien que mal, avec la manière. Ma recette perso, c’est de rester dans mon coin afin d’éviter les problèmes.
Ton métier impose de donner de ta personne, de montrer ton corps (face comme pile) à l’écran. Quand on sait que beaucoup de femmes ont des complexes liés au corps, c’est quoi ton astuce pour être à l’aise ?
Honnêtement, je n’ai vraiment pas honte de mon corps donc si nécessaire pour un projet je le mets en valeur. Et je demande à toutes les femmes d’être fières de ce que Dieu leur a donné et d’en prendre soin. Il nous a faites uniques, parce que nous avons chacune quelque chose de particulier à apporter à ce monde. Les complexes, ce sont des mensonges.

Pour toi, que renferme le mot « Sororité » et comment tu la mets en pratique dans ta profession ?
Pour moi la sororité c’est l’union entre femmes. On devient des amies et des sœurs carrément. Dans tous les domaines, pas seulement dans le cinéma, nous devons être unies afin d’être plus fortes ensemble. Personnellement, j’ai des sœurs collègues que j’affectionne particulièrement et j’ai des sœurs également dans la vraie vie.
A AYANA aussi, on est entre sœurs. Et donc pour finir, de sœur à sœur, où tu te vois dans disons 5 ans ?
Dans 5 ans, je suis l’une des plus grandes productrices de contenus audiovisuels de Côte d’Ivoire et d’Afrique. Je suis aussi une grande actrice sur le plan international et une journaliste sportive renommée.


