Un jour après la nomination du nouveau Premier ministre, le nouveau gouvernement est formé et connu. On note quelques arrivées et départs. Et concernant les femmes, elles restent bien à leurs postes sauf une, élue à la tête d’une institution. Découvrons ces femmes, 6 en tout, de l’équipe Beugré Mambé qui compte 33 ministres.
La pionnière Nialé Kaba
Ministre de l’Economie, du Plan et du Développement

Nialé KABA a une solide formation en économie. Ingénieur statisticien économiste, elle est également titulaire d’un diplôme d’études approfondies en économie internationale/économie du Développement obtenu à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (1989).
Dans sa carrière, elle a occupé divers postes gouvernementaux, notamment en tant que Chargé d’Études et Chef de Cabinet du Premier Ministre de 1991 à 2000. Ou encore comme Directeur Général de Côte d’Ivoire Tourisme (2005-2007). Elle a aussi été ministre de la Promotion du Logement (2011-2012) puis Ministre du Plan et du Développement le 12 janvier 2016. Des postes jusqu’à lors occupés par des hommes.
Elle conservera le portefeuille du Plan et du Développement au fil des gouvernements. Et pour son nouveau « mandat », dans l’équipe Beugré Mambé, elle récupère en plus celui de l’Economie devenant ainsi la première femme ministre de l’Économie en Côte d’Ivoire. Déjà entre 2012 et 2016, elle a été ministre déléguée auprès du Premier ministre chargée de l’Économie et des Finances.
Elle est aussi député à l’Assemblée nationale depuis mars 2021.
L’indéboulonnable Anne Désirée Ouloto
Ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration

En poste depuis 2021, Anne Désirée Ouloto est une leader dynamique et engagée. Enseignante de formation, elle a travaillé dans divers domaines, de l’éducation à la gestion d’entreprise, puis à la politique. C’est en 2011 qu’elle rejoint le gouvernement ivoirien. Elle y occupera successivement les fonctions de ministre de la Salubrité Urbaine (2011-2012), ministre de la Solidarité, de la Famille, de la Femme, et de l`Enfant (2012-2016), ministre de la Salubrité, de l’Environnement et du Développement Durable, Porte-parole adjoint du Gouvernement (2016-2018) puis ministre de la Fonction publique (depuis le 6 avril 2021).
La championne de l’excellence, Mariatou Koné
Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation

Mariatou Koné est une éminente sociologue et anthropologue. Elle est la première femme ivoirienne à devenir Professeur titulaire d’anthropologie et à diriger l’Institut d’Ethnosociologie de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. Elle est également une experte internationale en développement rural, genre, santé, éducation et cohésion sociale.
En 2015, elle est la Directrice générale du Programme national de cohésion sociale, avant d’entrer au gouvernement l’année d’après en tant que ministre de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de l’Indemnisation des victimes. Elle a occupé plusieurs postes ministériels depuis, se concentrant sur des questions cruciales comme la protection de l’enfant, la lutte contre la pauvreté, et l’éducation.
De plus, Mariatou Koné est également député-maire de Boundiali. Elle a également joué un rôle essentiel en tant que médiatrice pour la paix de la CEDEAO depuis 2013.
La défenseure acharnée Nasseneba Touré
Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant

Deux ans que Nasseneba Touré conduit avec brio ce ministère au bénéfice des femmes et enfants de Côte d’Ivoire. Diplômée en informatique et télécommunications, elle a travaillé pour des entreprises et institutions internationales (Comsat, Société financière internationale, Banque mondiale) avant de quitter les USA pour la Côte d’Ivoire.
En 2007, elle rejoint l’administration ivoirienne en qualité de Conseillère technique au ministère des Nouvelles Techniques de l’information et de la communication. Plus tard, elle devient Conseillère technique du Premier ministre et Conseillère spéciale à l’Assemblée nationale. En 2012, Nasseneba Touré est élue maire d’Odienné. C’est la première femme à occuper cette fonction. En janvier 2021, elle se voit confier le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.
La cheville ouvrière de la cohésion, Logboh Myss Belmonde Dogo
Ministre de la cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté

La ministre Dogo rempile dans le gouvernement Beugré Mambé avec un portefeuille en plus, celui de la cohésion sociale.
Transfuge du secteur privée, la ministre débute sa carrière professionnelle dans l’import-export. Elle fait son entrée au gouvernement en 2019, en qualité de Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, chargée de l’Autonomisation des femmes. Elle y est reconduite dans en 2021, comme ministre de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté.
La chevronnée Françoise Remarck
Ministre de la Culture et de la Francophonie

Cette femme de culture, avec plus de 35 ans d’expérience à des postes de direction, a un parcours qu’on pourrait qualifier d’atypique. Passant du monde de l’entreprise au gouvernement sans cocher la case « militante politique ».
Au cours de sa riche carrière professionnelle, elle a notamment contribué à la création de Canal+ en Côte d’Ivoire (1992), dont elle sera la PDG pendant 18 ans. Également Directrice de la Communication et des Relations Institutionnelles du Groupe Canal+ Afrique en France (2010), elle a participé à sa stratégie de développement sur le continent. Plus tard, alors qu’elle rejoint le groupe CFAO, elle y supervise des projets majeurs en Afrique. Actuellement, outre ses fonctions, elle s’engage à soutenir la jeunesse dans des projets à fort impact sociétal. Notamment l’insertion de jeunes filles déscolarisées, le mentorat pour le leadership féminin et l’accompagnement d’entrepreneurs des Industries Créatives et Culturelles.
Pascale Andrée


