La Côte d’Ivoire a franchi une étape significative en instaurant la Loi du Quota en 2019. Cette législation a ouvert la voie à des avancées notables en matière de représentation des femmes en politique. Le premier pas d’une marche (qui paraît longue) pour une équité qui devrait s’étendre à davantage d’élections et de secteurs.
La Loi du Quota en Côte d’Ivoire, kesako ?
La Loi n°2019-847 du 14 octobre 2019 favorisant la représentation de la femme dans les Assemblées élues, encore appelée Loi du Quota, exige que les partis politiques présentent au moins 30 % de femmes sur leurs listes électorales lors des élections législatives et municipales. Cette mesure audacieuse vise à corriger le déséquilibre persistant entre les sexes en politique, encourageant ainsi une participation plus équitable et plus inclusive.
Quels sont les succès obtenus jusqu’à présent ?
C’est historique ! Depuis son entrée en vigueur, c’est seulement pour les élections locales de 2023 (municipales et régionales) qu’elle est effectivement appliquée. Même qu’avec 11 892 candidates, la Côte d’Ivoire enregistre pour la première fois de son histoire 33,6 % de femmes en lice pour des élections.
Une avancée majeure qui devrait contribuer à accroitre le nombre de femmes élues aux niveaux législatif et municipal. Cette diversification de la représentation plus marquée viendra enrichir encore plus les débats politiques en incluant des perspectives longtemps négligées.
Pourquoi s’arrêter là ?
Pourquoi ne pas continuer à élargir cette initiative jusqu’à ce qu’elle soit une norme incontestée ? Les femmes élues contribuent déjà à la formulation de politiques sensibles aux questions de genre, renforçant ainsi l’efficacité des initiatives gouvernementales. En avoir encore plus ne pourra qu’être bénéfique à la dynamique.
Et pour aller encore plus loin, il est impératif d’étendre la Loi du Quota à un plus grand nombre d’élections et de secteurs.
En impliquant davantage de femmes dans les décisions politiques, économiques et sociales, nous construisons une société plus équilibrée. Elles ne doivent pas être cantonnées à un rôle de quota, mais plutôt être reconnues pour leurs compétences et leur capacité à contribuer à tous les niveaux.
Aussi, en étendant cette loi en dehors de la politique, nous favoriserons assurément un développement plus équitable et un rayonnement plus grand de la Côte d’Ivoire.
La Loi du Quota n’est qu’une étape vers cet objectif, et il reste encore beaucoup à faire pour transformer ces mesures en un véritable changement culturel et structurel. Cette loi a ouvert la voie à une participation politique plus équilibrée et inclusive. A nous, femmes notamment, de pouvoir transformer cette avancée en une réalité durable, en nous engageant, en prenant les devants. La véritable égalité des genres ne peut être atteinte que lorsque les femmes ont une voix égale dans chaque sphère de la société.
Ady Ouattara








