À l’ère des réseaux sociaux, la voix de chacun trouve écho et les opinions fusent, sollicitées ou non. La liberté d’expression oui, mais doit-elle envahir l’espace où des femmes adultes, maîtresses de leurs décisions, choisissent de vivre comme elles l’entendent ? Konnie Touré et Saraï D’Hologne, Bassa deux exemples édifiants.
Konnie Touré, l’éminente animatrice ivoirienne, en a fait l’amère expérience ce 14 août 2023. Incontournable dans le domaine de la communication et des médias, la chouchoute nationale a vu tout l’amour que les ivoiriens lui portait suite à son union avec Mahama Abdoul Fatah Cho, taekwondoïste franco-britannique d’origine ivoirienne. Sa fanbase qui ne cesse de grandir suit avec assiduité son histoire d’amour avec sa tendre moitié. Cependant, il est indéniable que certains internautes se sentent un peu trop impliqués dans leur vie quotidienne.
The Burkini Gate…

Après avoir partagé une photo d’elle en burkini, prise lors de ses vacances, des voix se sont élevées pour accuser son changement vestimentaire. Pointant du doigt son mari qui, selon eux, lui imposerait de se couvrir conformément aux préceptes de l’islam, sa religion.
Et le Bikini Buzz
Pendant que certains reprochent à Konnie de trop se vêtir, d’autres s’en prennent à la jeune artiste peintre Saraï de se dénuder. Il y a quelques mois, Saraï D’Hologne (désormais Bassa) , l’épouse du célèbre rappeur Didi B, a partagé des images d’elle en vacances et en bikini. La majorité des internautes ivoiriens s’est insurgée contre le fait qu’elle se montre aux yeux de tous dans des tenues osées. Ce qui selon eux n’honore pas son mari.
Ces deux exemples sont évocateurs. Comme Konnie et Saraï, bien qu’adulées par le public, les vedettes féminines ivoiriennes font face à de nombreuses critiques quant à leurs choix de vie. Que ce soit pour leur style vestimentaire ou leur choix amoureux, elles sont toujours critiquées et leur vie privée est souvent sujette à des polémiques.
L’affaire Konnie (la plus récente) vient mettre en lumière le débat continu autour du respect et du droit à la vie privée des peoples, particulièrement les femmes exposées aux jugements les plus virulents des internautes.
Cet événement est aussi révélateur de l’ampleur de l’impact des médias sociaux dans notre société actuelle, où chacun a la liberté de partager ses opinions, mais où les limites de l’intimité et du respect demeurent encore abstraites.
Ady Ouattara



