
Marie-Josette TCHOUM est une jeune femme qui a plus d’une corde à son arc. Maman de deux petites filles ; elle est CEO de Lily’s Walk-in, une boutique d’e-commerce ivoirienne, créée en 2014 et spécialisée dans la vente de vêtements et d’accessoire. Dans cette interview, elle s’ouvre à nous et nous raconte une partie de son quotidien et surtout comment elle a réussi à s’introduire dans nos dressings avec son entreprise.
Présentez-vous à nos lectrices.
Bonjour je suis Marie-Josette TCHOUM, jeune ivoirienne de 26 ans et maman de 2 petites filles. Je suis CEO de Lily’s Walk-In, boutique e-commerce de chaussures et de vêtements puis tout récemment nous avons lancé notre 1ère collection de bijoux.
Quel est votre parcours ?
J’ai été en primaire à Abidjan jusqu’à la 4e au Lycée Ste Marie, puis Angers (France) jusqu’en classe de 1ère. Suite à une immigration familiale, j’ai atterri à Montréal au Canada pour poursuivre mon cycle secondaire au Cegep et j’ai terminé avec un Bachelor en communication à Université du Québec à Montréal (UQAM). En parallèle, j’ai multiplié les activités en communication, notamment la gestion et relation de presse pour plusieurs événements dont Urban Jam, le Festival International Vues d’Afrique de Montréal. J’ai aussi animé pendant une année une émission radio-web « POPODIPO » parlant de la diaspora ivoirienne. Au terme de mes études une opportunité en banque, secteur dans lequel j’évoluais depuis mon entrée à l’université, s’est présentée et je l’ai saisie. Aujourd’hui, j’amorce un retour en Côte d’Ivoire, ce qui me permettra de mieux développer mon business et mes autres activités.
Lily’s, votre vie professionnelle, votre vie de femme, votre vie de maman comment faites-vous pour tout gérer ?
Il faut dire que nous avons la chance d’avoir un très long congé de maternité au Canada un an, de quoi avoir largement le temps de s’occuper des enfants et même faire une activité complémentaire. C’est justement après la naissance de ma 1ère fille que j’ai commencé mon business. Il faut de l’organisation et une rigueur pour s’y retrouver. Les objectifs annuels doivent être ramenés à la semaine, puis quotidiennement. Chaque jour il faut avoir un programme bien défini et je m’assure de poser les actions qui vont me permettre d’avancer.
Quelles sont vos sources de motivation ? Où puisez-vous vos inspirations ?
Vivant à Montréal, j’ai vu l’expansion que prenait le e-commerce par rapport aux boutiques physiques et j’ai été inspirée par deux sites américains de chaussures et vêtements dont je suis une cliente assidue. Plusieurs starts-up dans la même foulée ont rapidement pris de l’ampleur en seulement quelques années. J’ai conclu que c’était un bon moment pour commencer et se positionner sur le marché ivoirien qui offre encore beaucoup de possibilités.
Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez dû faire face et comme avez-vous réussi à les surmonter ?
Vu que mon business a été établi à distance, il fallait pour moi trouver le moyen de gérer le stock et essayer d’avoir un contrôle sur les activités. Google drive a été d’une grande aide. L’employée qui ne sent aucun contrôle physiquement peut être portée à du laisser aller et moins de sérieux. Puis l’état de la connexion internet du pays versus celle de Montréal par exemple. Cela causait un sérieux décalage dans le rythme de travail. Des mauvais choix de transporteur de marchandises et des démêlés avec la douane sont entre autre problèmes que j’ai rencontrés. Tout cela fait partie de l’apprentissage.
Avec vous, à quoi ressemble une journée type ?
Dès mon réveil, remercier Dieu d’être encore en vie, le remercier pour ma famille. M’occuper de mes filles m’assurer qu’elles ont mangé et sont douchées. Ensuite commencer le travail : faire le tour des fournisseurs, vérifier les dernières tendances et opportunités d’achat de marchandises. Parcourir les dernières conversations avec les clientes m’assurer que la vendeuse a répondu correctement, vérifier les livraisons du jour et planifier les activités à venir. Je m’étonne souvent de finir mes journées plus tard que les heures normales de travail. C’est ce qui arrive lorsqu’on est passionné.
Quels sont vos projets à venir ?
Le dimanche 28 Août 2016, nous organisons l’évenement : Fashion Brunch de Lily’s Walk-in, premier de ce genre à Abidjan à l’Hollywood Boulevard 2 plateaux Wallon . Ce sera une occasion pour les fashionistas d’avoir accès à leurs articles préférés en exclusivité, tout en réseautant avec d’autres femmes actives et en dégustant les mets faits par des traiteurs locaux. La parfaite combinaison pour passer du bon temps ! Nous prévoyons aussi la sortie du site web et aimerons beaucoup ajouter l’aspect vidéo à ce que nous faisons.

Un mot, un conseil, un encouragement… Que souhaitez-vous dire aux femmes ?
Je souhaite dire à toutes les lectrices qui désirent commencer un business mais qui ont peur de se lancer ou sont découragées parce que plusieurs personnes font déjà quelque chose de similaire de ne plus hésiter. Il faut avant tout réfléchir sur la raison qui nous pousse à entreprendre. La première des choses est d’aller vers ce qui nous passionne, surtout définir à ce qu’on peut faire de différent par rapport à ce qui se fait déjà. Ensuite peindre une vision, une fois ces 3 points complétés : foncez! Il faut avoir de la patience, être autodidacte ne pas avoir peur de se cogner la tête et surtout accepter d’être incompétent et suivre les conseils de mentor dans les débuts.

L’actualité de Lily’s Walkin, sur Facebook et Instagram : Lilyswalkin
Credit photo : Lily’s Walk-in


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